Cherchez l’erreur ! Que sont les partis de gauche devenus au Havre où le député communiste, Jean-Paul Lecoq, a lancé sa campagne à la tête de sa liste « Vivre mieux au Havre ». Un lancement en douceur officialisé hier soir sur le site du « Magic Mirrors ». Ses vidéos diffusées quelques heures plus tôt sont empreintes du même ton sans faire vraiment allusion aux partis politiques de la gauche locale. Les relations entre eux n’ont jamais été d’une fluidité exceptionnelle, surtout lorsqu’il s’agit un scrutin municipal depuis des décennies dans la cité de la Porte-Océane habituée aux divisions à bâbord. Le parlementaire, dont les relations ont souvent été cordiales avec Édouard Philippe, si l’on excepte les scrutins municipaux et encore ! a même été jusqu’à dire dans l’une de ses vidéos que la ville du Havre avait été embellie pendant le dernier mandat de son rival. « Tout le monde le reconnaît ». Sympa Jean-Paul ! On pourrait presque reprendre une très vieille chanson d’un film « Le chemin du paradis » interprété dans les années trente du siècle dernier par un certain Henri Garat « avoir un bon copain » ! On n’ira pas pour éviter toute provocation jusqu’à se servir d’une chanson encore plus célèbre du plus connu des Sétois, Georges Brassens, « Les copains d’abord » pour caractériser le climat loin d’être délétère entre les deux hommes qui, au niveau de l’agglomération, cohabitent naturellement ! On peut être adversaires politiques mais se conduire en bonne intelligence…Au moins en fonction du résultat jusqu’au soir du premier tour.
Une ambiance normale de compétition électorale que l’on ne retrouve pas, loin s’en faut, au chef-lieu eurois, à Evreux . Où la guerre des communiqués dans la presse locale fait rage entre Guy Lefrand et l’un de ses principaux challengers, Samuel Brigantino, Ça cogne sur les bords de l’Iton. La dernière polémique concerne cette fois-ci une insinuation qu’aurait proférée au détour d’une phrase le maire sortant au sujet d’une possible condamnation inscrite au casier judiciaire de son rival. Qui tout aussi rapidement a réagi en réfutant pareille accusation mensongère. Il reste encore deux mois. La bagarre s’annonce aussi judiciaire ! Où le chef d’entreprise de 250 salariés et président du club de football local mène un but à zéro après une procédure lancée par le préfet de l’Eure rejetée par le tribunal administratif de Rouen…
Est-ce une corrélation avec le scrutin municipal, auquel il va aussi participer à Louviers pour reprendre la mairie au maire centriste, François-Xavier Priollaud, toujours est-il que le député socialiste, Philippe Brun, a élevé le ton avec une nouvelle petite musique plus que critique si par hasard son voisin eurois décidait ce soir d’annoncer, pour faire passer le budget, d’utiliser le moyen des ordonnances jugé comme « un coup d’état rampant ». Allant jusqu’à titre personnel et le cas échéant, voter la censure. Un changement d’attitude ferme et d’opposition qui trouve aussi peut-être une partie de ses origines avec son choix de gauchir son discours ! Alors que l’extrême-gauche de Louviers a annoncé sa volonté de lui barrer la route de l’hôtel de ville…Voilà une autre ville normande où les débats s’annoncent très chauds dans les prochaines semaines !