C’est fou ce que l’imminence du scrutin municipal bouleverse les certitudes d’hier !

C’est fou ce que nos hommes politiques, pour plusieurs d’entre eux et souvent des numéros uns d’hier croient, toujours, en un possible retour au plus niveau national: la présidence de la République. L’ex-président tellement « normal «  et redevenu député de Tulle, en Corrèze, fait partie de ces hommes-là. C’est beau d’y croire ! Personne dans son parti ne « fait la maille » si ce n’est celle à l’envers, aussi juge-t-il qu’il ne serait pas le plus mauvais pour prétendre revenir dans la course à l’Élysée pour « rassurer la planète » Il n’y a que la foi qui sauve ! Alors évidemment, je jeunot de Bardella, si c’est lui, ne fait pas le poids dans ce concert…avec des monstres dans tous les sens du terme comme Trump, Poutine et le premier des chinois. Alors que le « capitaine de pédalo » François Hollande , dixit Jean-Luc Mélenchon, il y a presque quinze ans, cela ne nous rajeunit pas…c’est du solide par rapport à ce tsunami populiste.

Encore que la tornade Trumpienne pourrait à l’inverse ne pas trop servir sur la durée la cause du Rassemblement national en France. Surtout si le locataire de la Maison-Blanche dépasse encore plus les bornes ! Et il en est capable. D’où la gêne perceptible au sein de la direction du RN qui, par la voix de son président, ce jeudi matin, a effectué un sérieux pas en arrière pour dénoncer les grands pas en avant dans le pire, du président américain. Ce n’est plus visiblement l’amour fou ! Contrairement à leurs concurrents de « Reconquête ».

C’est fou aussi ce que l’imminence du scrutin municipal bouleverse les certitudes d’hier. La preuve dans certaines villes. Et pas les moindres comme Nice et même Le Havre.

Sur la Riviera et dans la baie des Anges ou « démons» le maire, Christian Estrosi, vient de gommer ses amours pour Emmanuel Macron. C’est tout juste s’il le connaît encore ! Et son rival désigné, le « petit roquet » Rico Ciotti, plus insupportable que jamais depuis son alliance avec le RN, s’y voit déjà dans le fauteuil de son ancien patron. En attendant lui aussi de façon toute aussi courageuse, de faire un pied de nez à ses amis de CNEWS depuis le séisme Jean-Marc Morandini, lâché par plusieurs des « Stars » de la chaîne d’infos, demande à ses amis de l’UDR de ne plus aller sur le plateau de l’animateur que sa direction protège contre vents et marées. Jusqu’à quand ? Les bourrasques se font de plus en plus fortes cumulées avec plusieurs cartons rouges distribués à des chroniqueurs de longue date chez Pascal Praud. Ça tangue sérieusement ! Attention au naufrage si la crise perdure, voire empire. Et puis le RN boudant CNEWS, ça ressemble un peu à un restaurant de raclette privé de fromage fondu. Surtout en période hivernale !

Autre rétropédalage (ne dit-on pas qu’il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis) : celui de l’ancien Premier ministre, Édouard Philippe, qui conscient de l’effet mauvais de ses paroles contre le chef de l’Etat (au niveau des sondages) dont il réclamait un départ anticipé, a fait un peu machine arrière, hier, lors du lancement de sa campagne municipale « Je reconnais qu’il m’arrive parfois de me conduire brutalement. Et je n’aurais pas dû faire état que je ne devais rien au président de la République » Faute avouée à moitié pardonnée ?

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