La montagne a accouché d’un événement-choc politique ! Et Jack Lang cité dans un scandale planétaire…

Onde de choc sur le plateau montagnard d’un haut-lieu de la Résistance pendant l’occupation nazie ! Une circonscription du département de Haute-Savoie s’est offerte pour la première fois à un candidat issu du parti d’Eric Ciotti, forcément soutenu par le Rassemblement national, lors du second tour d’une législative partielle causée par la démission de sa députée LR, lassée par le climat délétère ambiant. Tant à Paris qu’en Haute-Savoie. Un parti dominateur depuis toujours ou presque dans ce département de droite jusqu’alors. Mais ça, s’était avant. Et c’est bien terminé depuis dimanche soir, jour de victoire du jeune poulain du prétendant à la mairie de Nice, Antoine Valentin qui, avec quelques jours d’avance sur le calendrier (le 14 février) a célébré le saint de tous les amoureux. Avec ses électeurs et électrices. Son adversaire LR, Christophe Fournier, a mordu très largement la poussière. Bonjour le précipice électoral en montagne. Le front républicain n’est plus, même sur des terres conservatrices acquises à la droite depuis des générations ! Un affront aussi fait au duo des frères ennemis Retailleau-Wauquiez que l’on peut associer dans cet échec avec leurs partenaires du bloc central. Sans parler que les électeurs de la gauche sont restés bien au chaud chez eux. Un avertissement sans frais, si j’ose dire, même si la participation n’a pas dépassé les 35 %, le score souvent habituel de ces scrutins ! Il n’empêche: la sanction est lourde comme la poudreuse recouvrant la montagne ! Et les pistes rouges et même noires se profilent à l’horizon municipal. Où notamment les…bleus et verts pourraient faire du dangereux hors piste électoral. C’est d’ailleurs le camp républicain qui a le plus à craindre de prendre la tasse à ce scrutin compte tenu aussi du nombre de villes dont ils sont à la tête jusqu’en mars prochain. Attention à une avalanche possible de défaites. Leurs électeurs sont déboussolés pour un très grand nombre d’entre d’eux…et leurs adversaires de la droite extrême se font de plus en plus de « gras sur la bête » à terre ! La faute à qui, si ce n’est à celle d’un parti ne sachant plus où il habite.

Et pendant ce temps-là viennent se greffer les secousses sismiques qui rattrapent la France avec la tentaculaire affaire Jeffrey Epstein retrouvé mort dans sa cellule avant son jugement aux Etats-Unis. Un milliardaire, grand ami en leur temps de deux présidents américains, Bill Clinton et Donald Trump, au passé plus que sulfureux et même criminel et la révélation de 3 millions de pages de dossiers et 18.000 photos et de ses liens avec le gotha mondial. Jusqu’en France où le nom de Jack Lang, l’ancien ministre socialiste de la Culture et surtout celui de sa fille aînée, Caroline, se trouvent mêlés à ce scandale planétaire. Qui touche tant de têtes couronnées et pas seulement britanniques.

La fille Lang éclaboussée pour des raisons de relations d’affaires immobilières avec Epstein aux Îles Vierges et au Maroc, s’est trouvée contrainte hier soir d’annoncer sa démission d’un syndicat indépendant de producteurs cinématographiques. Quant au papa, âgé de 86 ans, qui lui aussi assume ses liens amicaux et de proximité par l’intermédiaire de l’acteur-réalisateur Woody Allen, entretenus depuis le début des années 2010, avec l’intéressé, ignorait tout, se défend-il, à l’époque, de ses coupables méfaits, entre autres liés à la pédocriminalité ! «Il nous avait séduits par son érudition, sa culture, sa curiosité. Rien ne laissait supposer que Jeffrey Epstein pouvait être au cœur d’un réseau de criminalité. Si j’en avais été informé j’aurais stoppé tout net mes relations avec lui » déclarait-il hier soir. Toujours est-il que l’ancien populaire ministre de François Mitterrand reste toujours à cette heure président de l’Institut du monde arabe à Paris où il a été, en dépit de son âge bien avancé, reconduit il y a quelques mois, à son poste par le chef de l’Etat.

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