Certes, ce ne sont que des réquisitions, mais tout porte à croire néanmoins que Marine Le Pen devra l’été prochain faire une croix définitive sur ses ambitions présidentielles. Avec des réquisitions sensiblement identiques que celles énoncées en première instance (à l’exception de l’exécution provisoire non décidée cette fois-ci) dont principalement les cinq ans d’impossibilité pour la patronne des députés du Rassemblement national, de se présenter au moindre scrutin, ses chances de concourir à la mère des élections: la présidentielle, se présentent très mal. Même si elle passe par la case de la Cour de cassation, son ultime recours à la lecture du jugement en appel, l’été prochain. Il sera probablement trop tard pour qu’elle y participe surtout si elle a un bracelet électronique à sa cheville ! Au delà d’une peine abaissée à seulement deux ans, point de salut. A priori. On va donc tout droit vers une OQTE, une obligation de quitter le territoire…électoral. À l’issue d’une primaire en quelque sorte judiciaire avec son cher dauphin, prêt à assurer la relève, Jordan Bardella…son « grand remplaçant » !
À Evreux, point de présidentielle, mais un scrutin municipal agité qui, hier, a été marqué par le silence rompu par la toujours première adjointe au maire, Karene Beauvillard. Qui, il y a un peu plus d’un mois, après avoir reçu un appel (la veille de Noël) d’un collaborateur de l’édile ébroïcien lui annonçant la priver de ses délégations, n’a toujours pas reçu à ce jour le moindre courrier l’invitant à quitter son poste. Et ce en dépit de ses deux courriel et courrier adressés en date du 15 janvier et 1 er février. « Ses paroles n’ont pas été suivies du moindre effet et ce silence entretient un flou préjudiciable. C’est très révélateur d’une méthode que j’ai déjà dénoncée par le passé, déplore-t-elle encore avec gravité, dans un communiqué de presse envoyé hier.
En rappelant aussi qu’elle avait fait part de ses intentions de ne pas repartir avec Guy Lefrand il y a déjà deux ans.
La première adjointe…de glisser au passage qu’un maire, pour priver l’un des membres de la municipalité de ses délégations doit passer par une obligation de provoquer une séance de conseil municipal dans les meilleurs délais. Ce que le maire s’est bien gardé de faire jusqu’alors et la proximité de l’échéance électorale, a priori, ne va pas faciliter cette contrainte légale ! Il en est d’ailleurs de même pour l’autre punie également , suite à ses déclarations tonitruantes dans la presse après l’annonce de l’éviction de sa collègue et amie décidée d’autorité par le premier magistrat de la ville chef-lieu de l’Eure. Pour autant, la « rebelle » Diane Leseigneur, elle aussi privée de ses délégations, n’a toujours rien reçu et reste toujours présidente des Transports de l’agglomération comme Karene Beauvillard , première adjointe toujours responsable élue du CCAS. Et pourtant celui qui brigue un troisième mandat ne s’était pas caché de jouer la carte d’une bonne gestion des finances de sa ville en lui coupant ses indemnités du fait de son départ dans le sud. Ce qui six semaines après sa décision orale par…intermédiaire , n’est toujours pas effectif de façon écrite.
Sa collègue, après son coup d’éclat médiatique, servant d’étrennes, s’est elle déclarée sans se cacher davantage comme soutien clairement affiché de Samuel Brigantino, l’un des rivaux de Guy Lefrand. Un soutien sans participation .
« En démocratie, conclut l’élue toujours régulièrement de passage à Evreux, même si elle a quitté la Normandie pour rejoindre l’été dernier la Provence, on ne gouverne pas par les insinuations mais par le droit et la transparence »…