C’était déjà le cas à Saint-Malo où la tête de liste du Rassemblement national a dû être remplacée au pied levé par l’une des équipières. Ses affaires professionnelles ne semblaient trop claires. Un doux euphémisme. Dans l’Eure, sur les terres électorales du Premier ministre , Sébastien Lecornu, lui-même en troisième position sur la liste du sortant, François Ouzilleau, le RN s’est retrouvé lui aussi contraint de changer de pilote ce week-end. Pour cause cette fois-ci de non-validation de l’adresse locale du candidat qui avait fraudé et délivré une fausse domiciliation. Ça la fout tout de même très mal lorsqu’on ne cesse de jouer les pères ou mères la vertu et les mains propres. Et ce ne sont pas les seules bavures enregistrées sur le territoire national pour le parti de Jordan Bardella. Ca en devient pathétique surtout lorsque cette formation politique, d’une élection chassant l’autre, n’épluche pas trop le «pedigree » de nombre de ses candidats ! Une question de mauvaise habitude…
Toujours est-il que la municipalité sortante de la seconde ville du département de l’Eure, Vernon, va donc d’ici à quelques jours, connaître l’identité de son ou sa prochaine rivale alors que toujours cette même circonscription l’épée de Damoclès reste toujours suspendue sur la tête de son député, Timothée Houssin, qui fait partie des « accusés » du procès des assistants parlementaires du parlement européen et risque un empêchement prolongé de siéger comme sa patronne de l’hémicycle. Lui certes n’avait pas pour ambition de se présenter à la mère des élections en 2027 !
Comme d’ailleurs le chef du gouvernement eurois qui, hier dans la presse régionale, a annoncé, une fois encore, qu’il n’avait pas cet objectif. « Je le dis et je le redis. C’est quand même une maladie bien française de penser au job qui suit ! Les politiques qui ambitionnent toujours le job suivant perdent de leur liberté et ne consacrent pas leur énergie au présent » Et le candidat toujours possible pour reprendre son écharpe tricolore d’édile, d’enfoncer le clou: « il y a trois mois tout le monde s’attendait à ce que le gouvernement tombe. Je suis insensible à tous ces bruits. J’ai 39 ans. Je suis Premier ministre dans des conditions plus que difficiles au quotidien. Ça rend calme ».
Un sentiment de calme pas vraiment perceptible à Paris où Rachida Dati et Pierre-Yves Bournazel s’écharpent et inquiètent de plus en plus au sein du socle commun. L’affrontement violent entre celle qui occupe pour quelques jours encore le ministère de la Culture , issue des rangs des LR et son adversaire « philippiste » et macroniste, pourrait, le cas échéant, en fonction du résultat du premier tour avoir de plus graves conséquences pour le…scrutin suivant prévu l’année suivante. L’élu du XVIII e arrondissement cogne fort sur sa rivale qui le lui rend bien. Elle n’a pour habitude de tendre la joue ! Plutôt droite. Un duel qui pourrait sérieusement affecter la tournure du scrutin alors que la gauche semblait en vilaine posture! La droite parisienne sera-t-elle encore la plus bête du monde ? Le pire est envisageable !
Le président de « Horizons » Édouard Philippe, ne peut pas se permettre de jouer les diviseurs avec son poulain, tout comme son cher ami , Gabriel Attal, dont le parti a préféré Bournazel à Dati. Alors que dans le même temps, le score sondagier de la candidate de Reconquête, Sarah Knafo qui se dit «insultée » lorsqu’on la déclare « d’extrême-droite » ne cesse de croître et de dépasser désormais le seuil des 10 %. Un bonheur n’arrivant jamais seul, la compagne d’Eric Zemmour qui prend de plus en plus la lumière, vient de voir arriver comme tête de liste dans le XVII e une transfuge des LR, adjointe du maire républicain dans cet arrondissement ! Une de plus attirée dans les phares de la…droite extrême !