Le réajustement gouvernemental sera un peu plus large que prévu ! Ainsi en a décidé le chef de l’Etat, qui, hier, a annoncé la nomination (effective le 22 février prochain) de sa ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin à la tête de la Cour des comptes. Et ce en remplacement d’un autre politique, l’ancien ministre socialiste des Finances de François Hollande, Pierre Moscovici, appelé aux mêmes fonctions à l’échelle européenne.
L’économiste de formation, de façon un tantinet caustique par ses détracteurs, était surnommée la « dame de la compta du gouvernement » va donc pouvoir croquer à son tour, à pleines dents, à seulement 40 ans, dans ce beau fromage de la République de la première institution financière française. Après avoir bien ramé ces quatre derniers mois à Bercy avec une certaine efficacité pour faire adopter le budget. Une mission réussie qui lui vaut donc cette nomination-promotion politique. Un événement aussi historique puisque cette institution de la rue Cambon, depuis sa création il y a deux siècles, n’avait jamais connu de pouvoir féminin. Ses opposants ne manqueront pas de crier à la République des copains et du fait du prince…
Une autre désignation devrait être entérinée (au moins au titre d’intérimaire) dans un délai très rapproché: celle du successeur de « Mister Jack » le prince courtisan du règne de François Mitterrand, à la tête de l’Institut du monde arabe. On parle pour le remplacer de deux potentiels successeurs, l’ancien ministre inamovible du « président normal » François Hollande, puis d’Emmanuel Macron, le « menhir breton » Jean-Yves Le Drian et d’une autre possible, Audrey Azoulay, une figure de l’époque également « hollandaise » , ministre de la Culture pendant un an, avant de rejoindre la direction générale de l’UNESCO !
Les deux habituels experts en candidatures et toujours disponibles, Manuel Valls et surtout Ségolène Royal ( surtout après son récent déplacement à Alger très mal perçu notamment par ses anciens amis socialistes pour le…léchage de bottes ou d’escarpins du pouvoir algérien) ne devrait pas faciliter son accession ! Elle n’a pas non plus mâché ses mots pour attaquer son ancien collègue idolâtre du « mitterrandisme ». Elle n’est même pas parvenue à décrocher un poste de consul à Nuuk, capitale du Groenland ! Et pourtant c’était, il n’y a pas si longtemps , une grande spécialiste des pôles et banquises…
Comme Jack Lang, Jean-Luc Morandini, l’un des animateurs vedettes de la chaîne CNEWS, en pleine tempête des derniers jours, n’a pu éviter la porte de sortie. Il n’a pas eu d’autre possibilité que de partir à l’insu de son plein gré. Dans la suite logique de sa condamnation judiciaire. Lui aussi a lutté jusqu’au bout pour tenter de préserver son fauteuil. En vain. La pression s’est révélée bien trop forte et il mettait sérieusement en péril la dynamique gagnante du navire amiral du groupe du milliardaire breton. Qui ne pouvait pas s’offrir, après la démission de sa journaliste star, Sonia Mabrouk, celle du vendéen Philippe de Villiers et de la grogne des autres têtes d’affiche de ses plateaux si proches des extrémistes de droite dont la soupe est bien servie autour des tables…Avec de grandes cuillères !