Tout devrait être amour en cette journée heureuse de la Saint-Valentin ! Enfin il ne faut pas trop croire au Père-Noël, même s’il a débarqué avec son traîneau, hors délai, à Evreux. Les bouquets de roses, c’est pour vos chéries, Messieurs ! Et sans épines mais avec boutons si possible. En tout cas ce n’était pas la Saint-Eric, hier soir, pour saluer l’arrivée de l’homme de la «Reconquête » , Éric Zemmour, venu en soutien à son candidat aux municipales, Jean Messiha. Qui n’a pas hésité, avant d’accueillir le « patron » d’aller se frotter de près aux manifestants en les traitant « d’assassins, traitres et collabos ». Que de l’amour dans les mots !
C’était osé de la part du « pharaon » natif du Caire, mais pas spécialement trop pro-arabe. Ça se saurait. Au fait l’a t-on informé qu’il concourait pour une « course » d’équipe ? On n’a pas encore trop vu ses troupes ! On attend avec impatience la formation de son bataillon municipal. « Jeannot » et « Rico » ne pouvaient être qu’accueillis à leur arrivée que par une petite manifestation de derrière les fagots organisée comme il se doit par les partis de gauche. Toujours prompts à crier contre la présence de Mister Z ! À ne pas confondre tout de même avec Zorro. Des empêcheurs de se réunir en rond. Et rond et rond petit patapon…Aucun fait de violence ne m’a heureusement été rapporté. C’est déjà ça. Il faut s’en contenter.
La violence elle reste limitée et c’est déjà beaucoup aux écrits et aux paroles des citoyens ébroïciens qui redoublent… d’enthousiasme débordant sur les réseaux sociaux. Ça décoiffe. Enfin pour ceux qui ont encore des cheveux. Le scrutin municipal ( auquel a renoncé le parti « Debout la France » de Nicolas Dupont-Aignan sans la moindre surprise ) décuple les énergies renouvelables surtout dans cette dernière ligne droite. Et pourtant il n’existe pas, à ma connaissance, de parcs éoliens sur les bords de l’Iton ! Peut-être davantage de moulins à grand vent ! Ils en brassent de l’air les supporters de nos amis candidats. Enfin le terme amis se trouve là aussi peut-être un tantinet exagéré…et où la danse de Saint-Guy y est pas mal pratiquée. Sans que celle-ci ait une très grosse cote d’amour !
Une cote d’amour que visiblement le candidat Messiha a atteinte si l’on en juge la présence de son affiche grand format de campagne accolée à la vitre d’une brasserie située en face de l’hôtel de ville, sur la promenade de l’Iton. Il n’a pas peur d’afficher la couleur ce patron d’un établissement que j’ai fréquenté comme voisin en son temps. Qui heureusement n’était pas le même que celui d’aujourd’hui. La longévité de l’affichage et surtout de la vitre ne devrait pas être longue ! Ça va encore faire causer en ville…