« Je reprends le combat d’Antoine Rufenacht ». Ces quelques mots signés par la tête de liste RN-UDR dans l’un de ses messages, vont encore lui valoir les pires réflexions des défenseurs de la mémoire de l’ancien maire de la cité portuaire ! Dont le nom reste dans la mémoire justement de tant de Havrais et Havraises ! Surtout à un moment clé de l’histoire politique de cette ville…que certains voient être reprise par les communistes et leurs alliés de gauche , privés du pouvoir local depuis bientôt trente ans.
Le candidat Franck Keller aime faire souvent référence à Antoine Rufenacht. Ce qui lui est reproché. Bien davantage bien sûr qu’aux maires communistes l’ayant précédé ! Ce qui ne surprendra personne. Et ce d’autant plus qu’il compte dans son équipe quelques nostalgiques de l’époque Rufenacht.
Toujours est-il que l’intéressé fait allusion au combat mené par l’ancien édile pour parvenir à obtenir la ligne de rail à grande vitesse Paris-Rouen-Le Havre. Que Nicolas Sarkozy, selon la version avancée par le candidat, aurait promise à l’ancien premier magistrat de la Porte Océane, en 2009. « La gauche socialiste de Francois Hollande a ensuite abandonné le projet. De la même façon que Édouard Philippe pendant ses trois ans passés à Matignon ». Un petit tacle au passage à l’adresse de celui qu’il voudrait bien remplacer. Le « Messie de Neuilly » se fait fort, quant à lui de parvenir à réussir…comme futur maire du Havre, à bien revendre et défendre le projet auprès de Jordan Bardella ou Marine Le Pen lorsque que l’un des deux occupera l’Élysée en 2027. Bon courage. En oubliant au passage de citer le nom d’Eric Ciotti, le président de l’UDR dont il se réclame en tant qu’ancien gaulliste, qui pourrait l’aider dans son entreprise qui initialement devait voir le jour en 2020. Six ans déjà. Et…l’Horizon qui n’est pas « philippiste » celui-là, semble bien bouché. Un vieux « serpent de mer » désormais. Il ne faut jamais désespérer: la preuve, le Figaro ne vient-il pas de ressortir une formule prêtée à Napoléon Bonaparte et datant de 1802 «Paris-Rouen-le Havre, c’est une seule ville dont la Seine constitue une grande rue ». L’empereur ne pensait probablement pas encore à l’époque au rail reliant les trois villes…Une liaison qui, en temps horaire, a augmenté et non diminué ces dernières décennies. C’est le progrès à l’envers ! Il faudrait plus d’un mandat à « Francky » pour parvenir à s’assoir dans la LGV Paris-Le Havre. Il va devoir…ramer ! Déjà pour conduire la loco havraise même avec les cheminots cégétistes de la ville ! Tout de même moins virulents et nombreux, surtout, que leurs collègues dockers…
PS: En ligne depuis presque 7 ans ce modeste blog a connu hier son record d’audience, n’ayons pas peur des mots, historique, avec plus de 520 vues. Certes favorisée par nombre de…transferts que je dois bien sûr à nombre de mes amis lecteurs d’Evreux et peut-être aussi un peu aux Havrais que je remercie de leur fidélité. Comme quoi les élections municipales et tout particulièrement dans ces deux villes normandes qui me sont chères attirent l’attention et l’intérêt. Merci à tous et à toutes…Et forcément à leurs acteurs en campagne !