Une surprise du chef qui fait du bruit dans les cuisines de la politique !

Je suis au regret de ne pas vous donner le menu qu’ils ont partagé. Plutôt salé ou sucré ? Les deux peut-être ! Ils n’étaient pourtant pas les meilleurs amis du monde depuis de nombreuses années. Depuis l’installation d’Emmanuel Macron à l’Élysée. Mais n’est-il pas faux de dire qu’il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis. Ça fait maintenant des mois que Guy Lefrand a cessé officiellement ses invectives contre « Manu II ». Surtout depuis également qu’il a quitté avec quelques fracas sa famille politique de toujours, le gaullisme, dont il a occupé la présidence départementale, jusqu’au départ d’Eric Ciotti, l’ex-président des Républicains parti chercher les bras protecteurs de Marine et Jordan au Rassemblement national.

Bref, le maire d’Evreux, s’est même lui rapproché (l’inverse étant tout aussi vrai) de deux élus de son opposition, coupables de « macronisme «  et de « philippisme » la pire des infamies » comme chacun sait. Une maladie dont on se soigne néanmoins. La meilleure preuve n’est-elle pas que « Guitou » urgentiste de profession, ait même été jusqu’à proposer la place de première adjointe, à Isabelle Colin, l’une de ses adversaires du précédent scrutin municipal. En cas de victoire bien sûr. Et pourquoi pas davantage en cours de mandat, son dernier, a-t-il répété à plusieurs reprises…

Et ne voilà -t-il pas que l’édile ébroïcien a sorti sa dernière botte de Nevers comme le chevalier de Lagardère en affichant une certaine proximité à l’heure du déjeuner, avec un certain, Sébastien Lecornu, au Relais de la Poste de la ville chef-lieu de l’Eure. La surprise du chef en quelque sorte. Pour un vendredi 13. Chance ou malchance ? Soit l’avant-veille du premier tour. Peut-être que le Premier ministre ignorait qu’il y avait des élections ce dimanche ? Ça semble tellement improbable et que sa présence aux côtés d’un de ses plus grands opposants dans le département pouvait tout de même être interprétée comme un généreux et amical coup de pouce ou…baiser au goût mortel. Allez savoir. Force est de reconnaître que les colistiers de Guy Lefrand (même ceux qui n’apprécient guère les deux dirigeants de l’exécutif) ont bien relayé l’image parue dans les réseaux sociaux. C’est, de bonne foi, bien joué. Même si ce rapprochement a pu en surprendre plus d’un, non seulement dans les couloirs de la mairie, mais aussi du Département où deux des trois élues et anciennes adjointes au maire d’Evreux d’ici à quelques heures, n’ont pas caché leur préférence à l’égard d’un autre candidat. En l’occurrence Samuel Brigantino. Il y avait peu de chance que ces dernières soient autour de la table. Il n’aurait plus manqué dans cette hypothèse invraisemblable que la pièce montée pour célébrer la réconciliation. Peut-être que le chef du gouvernement voulait seulement souhaiter un joyeux anniversaire à son hôte qui, l’avant-veille, avait pris un an de plus ! Comme quoi tout est possible en politique. Candidat (en troisième position) aux municipales à Vernon ce mois-ci, « Seb » le sera aussi peut-être encore la prochaine fois aux sénatoriales comme tête de liste dans l’Eure. Comme précédemment. Il ignorait encore à l’époque qu’il ferait acte de présence au Palais du Luxembourg, mais cette fois-ci sur les bancs du gouvernement !

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