Une sculpture de containers sujette à polémique ! et des gamins d’Evreux, témoins d’une victoire sportive historique de leurs ainés de l’ovalie au Stade de France…

Fin de campagne un peu mouvementée au Havre ! Ce n’est probablement pas un fruit du hasard si un mouvement de grève a perturbé la bonne marche des services à la Ville et principalement à l’hôtel de ville de la cité portuaire. Raison invoquée par les syndicats « maison » : leurs revendications salariales n’ont pas trouvé d’écho favorable auprès de la municipalité. Ce n’était évidemment pas gratuit l’avant-veille d’un scrutin municipal que de peser sur l’équipe dirigeante ayant les manettes ! Certes ce n’est pas une première, mais elle tombe à pic !

Et que dire de cette polémique ridicule enclenchée ces dernières heures sur l’utilisation de l’image (flatteuse) par deux listes, celles d’Edouard Philippe et l’un de ses challengers, Franck Keller, de l’une des sculptures les plus visibles et identifiant bien la Ville, la célèbre Catene, un ensemble de containers coloré installé tout de même depuis 2017 !

Son créateur, Vincent Ganichet, ne mâche pas ses mots pour de dénoncer l’utilisation politique (à travers sa reproduction photographique lui rendant pourtant hommage sur des documents électoraux) de son « chef d’œuvre » installé sur la grande esplanade du front de mer, à proximité du MUMA, un quartier restauré et très prisé à l’image de ladite sculpture, par sa population. Il n’hésite pas en effet à évoquer une « situation orwelienne digne d’un parti fasciste ». Rien que ça. Tout ce qui est excessif n’est-il pas insignifiant ? Et surtout très politisé. Lorsque l’artiste annonce que ce « symbole portuaire de l’univers des dockers et de la force de travail du Havre » serait retiré de son emplacement en cas de victoire de la liste UDR-RN ! Le même enfonce le…clou en reconnaissant que l’équipe qui représente le plus ses valeurs politiques, en l’occurrence celle de gauche de Jean-Paul Lecoq, a elle aussi utilisé ces images, même à un degré moindre, sans ce que ça lui donne de l’urticaire ! Bien au contraire…C’est grave docteur ?

Ce qui n’est pas grave, bien au contraire, c’est le final, terriblement haletant, hier soir, au Stade de France du XV de France de rugby, vainqueur (48-46) sur le fil du rasoir de son adversaire anglais grâce à une seconde du coup de sifflet de l’arbitre, une pénalité de son buteur (100 % de réussite) l’arrière du Stade toulousain, Thomas Ramos, héros du match avec l’ailier Louis Bielle-Biarrey, auteur de quatre essais lors de ce match offrant aux « Bleus » une seconde victoire consécutive au Tournoi des six nations. Quand le coq français l’emporte sur le lion britannique revenu à son meilleur niveau pour cet épilogue à suspense. Sous les yeux forcément admiratifs d’une bande de jeunes pousses de l’EAC rugby d’Evreux, invités à accompagner les deux équipes depuis le couloir au terrain ! Quel souvenir inoubliable pour tous ces gamins ! Et quelle joie finale…

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