Coup de fil à une amie ! Et un grand coup de balai souhaité à l’ouest…

Plus c’est gros, plus ça…pourrait passer ? Déjà mis à mal ces derniers jours par les tractations de second tour, qui rabattent les cartes après son bon résultat du dimanche précédent, le « héraut » pas très modeste de la gauche rassemblée à l’exception de la France insoumise, Emmanuel Grégoire, perdrait-il les…pédales ? Quoi de plus naturel à Paris où la petite reine est bichonnée et pas que dans les allées des poumons verts de la capitale !

Toujours est-il que le successeur potentiel d’Anne Hidalgo qui se voyait trop beau, a, semble-t-il, perdu de sa superbe après son débat loin d’être triomphateur contre ses deux rivales Sofia Chikirou et Rachida Dati, hier soir. Il a fait ce matin peut-être la faute de trop ! En portant des accusations sur le coup de fil supposé passé à une amie ! En l’occurrence un appel du président de la République soit disant passé à Sarah Knafo lui suggérant de passer son tour et de se retirer de la course parisienne pour faciliter la victoire de son ancienne ministre de la Culture. Le locataire de l’Élysée lui a aussitôt répondu en s’indignant que le prétendant à l’hôtel de ville s’était déshonoré en lui prêtant une intervention auprès d’une personnalité politique avec qui il n’entretient pas le moindre lien. Sarah Knafo a très vite aussi démenti l’existence d’une telle communication. Ce qui a donné l’occasion à la candidate de Reconquête de « gifler » le candidat socialiste en lui souhaitant « une excellente défaite » tout l’accusant principalement à son tour de sombrer dans le complotisme et aussi d’avoir couvert les scandales d’agressions sexuelles perpétrées par des personnels communaux dans nombre d’écoles de la capitale. Un sujet majeur de la campagne et du débat télévisé au cours duquel la compagne de Jean-Luc Mélenchon a plutôt bien tiré son épingle du jeu. Et pourtant je ne suis pas soupçonnable de la moindre sympathie avec la France insoumise…

Si les électeurs de ces municipales ont les… « maires à vif » avec toutes ces fusions pour le moins tumultueuses, les observateurs ne manqueront pas notamment de suivre les résultats de deux principales villes du « far-west » français, Rennes et Nantes où les deux mairesses socialistes, pour la première fois depuis douze ans, peuvent être mises en difficulté. Ce n’est pas la joie, celle de Nantes a courageusement préféré assurer ses arrières en ouvrant sa liste à la France insoumise au second tour. C’est d’autant moins glorieux pour Johanna Rolland, la numéro deux du Parti socialiste, qui talonnée de près par son adversaire de droite et du centre essaie tant bien que mal de sauver sa peau ! Bravo Madame…Sa collègue rennaise n’a pas été jusqu’à cette extrémité. Peut-être est-ce dû au fait que son avance semble suffisamment conséquente…Hélas, car un coup de balai ne serait pas de trop dans cette ville devenue, comme sa voisine nantaise, l’une des plus «insecures » du territoire national et l’un des bastions forts du narcotrafic…Ces deux cités méritent mieux que l’existant et cette dérive communautaire favorisée par ces deux édiles !

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