Evreux: ses casinos, ses palaces, son carnaval, sa promenade des Anglais, ses palmiers et ses querelles (très vives) électorales de clochers, même s’il y en a moins que dans la capitale régionale, Rouen. Dans le chef-lieu de l’Eure on se contente des cent ponts et de la promenade de l’Iton et d’un environnement tout de même un peu moins ensoleillé. Mais il existe néanmoins des points très chauds et une certaine similitude avec la baie des Anges (ou plutôt démons) et le « combat à mort » opposant Christian Estrosi à Éric Ciotti pour l’hôtel de ville. Qu’est-ce ça cogne entre finalistes ! Les bons ou mauvais coups ne cessent de pleuvoir depuis plusieurs semaines. À quand le jumelage entre Evreux et Nice ? Il ne manque presque plus que l’accrochage d’une tête de porc comme à Nice devant le domicile du maire de la ville. Pardon, ne donnons pas des idées saugrenues à quelques déséquilibrés à quelques heures de la clôture de cette campagne. Qui ces derniers jours a été présentée par les intéressés entre une seule opposition entre Guy Lefrand et la gauche représentée par Gérard Silighini ! Le président du Conseil départemental y a vu la même chose. Ce qui peut apparaître comme bien curieux lorsqu’on connaît les exécrables relations entre le Département et le maire d’Evreux depuis des années ! Bizarre, vous avez dit bizarre de faire peur au « peuple de droite » de la ville chef-lieu sur un retour de la gauche à l’ombre du beffroi…
N’existe-t-il pas un troisième homme, que l’on peut classer dans les divers droite : celui arrivé en seconde position dimanche dernier, Samuel Brigantino, que beaucoup voient, à tort ou à raison comme un plus sérieux « client « pour empêcher le maire sortant d’être réélu pour un troisième bail.
Et aujourd’hui c’est feu d’artifice final à la Une du quotidien régional « Paris-Normandie » où la chef de file de la liste RN-UDR, Eugénie Petitjean, plutôt modérée dans son expression en comparaison avec celle de ses opposants, depuis trois mois, pointe d’un doigt, si j’ose dire vengeur, à l’égard de la gestion financière de l’édile ébroïcien. Qu’elle met en pièces. Et tout particulièrement sur les frais de…bouche gourmande de son rival de second tour et de ses proches collaborateurs de cabinet. Ce qui lui fait dire « sans vouloir laver plus blanc que blanc: ça picole et ce sont les Ébroïciens qui trinquent ».
Ses recherches difficiles pour se faire communiquer les chiffres auprès de la Commission d’accès aux documents administratifs (CADA) n’ont visiblement pas été vaines, même si bien sûr les « accusés » plaident leur totale innocence et rejettent tout abus. Que ce soit au niveau des notes de restaurant et de bars ou frais d’impression passés et passant d’un budget à l’autre de 98.000 à 600.000 euros. Qui s’expliquerait selon la mairie par un simple transfert de nature comptable. Ce qui fait bien rire et ironiser le camp nationaliste: « qu’est-ce qu’ils ont écrit » ! D’où ce possible nouveau slogan potentiel « boire ou écrire, il faut choisir ». Encore que l’on puisse le faire en même temps !
Toujours pour rester dans le domaine de l’humour, je ne saurai que rappeler les horaires de fermeture des bureaux de vote ce prochain dimanche au Havre. Qui contrairement à Neuilly-sur-Seine, ne sont pas clos à 20 heures, mais bien à 18. C’était aussi la première fois qu’il accomplissait son geste électoral au Havre. Un peu de mansuétude, messieurs et mesdames les méchantes langues (je plaisante) ! Un message personnel et bien amical, adressé en direction du candidat UDR-RN. Franck Keller, cloué par un sérieux lumbago ou autre mal de dos sévère le week-end dernier, était arrivé en fin d’après-midi aux portes de la cité Océane, trop tard pour aller voter ! Peut-être ignorait-il aussi qu’il faut un peu plus d’une heure pour rejoindre les deux villes, même s’il a promis en cas de victoire de défendre auprès de Jordan Bardella ou Marine Le Pen la concrétisation du vieux serpent de mer que constitue, côté rail, la Ligne à grande vitesse entre Paris et la Porte Océane…