C’est le gong final. Après un gala de boxe bien long qui aura laissé sur le tapis du ring des « boxeurs » bien sonnés. Mais pas forcément encore abattus. Qui aux premières heures de la matinée sur le territoire national pour les rescapés du premier tour ont déposé comme leurs électeurs, leur bulletin de vote ou appuyé sur le bon bouton de l’urne électronique sous le regard des photographes et cameramen.
Comme au Havre où le troisième homme du second tour, le candidat UDR-RN, pour éviter comme dimanche dernier de se faire « sonner les matines » Franck Keller, a retrouvé le bon chemin de son bureau de vote…Plus familiers des lieux, ses adversaires Édouard Philippe et Jean-Paul Lecoq en ont fait de même. Une question d’habitude pour le premier. Dont le demain commence si j’ose dire aujourd’hui après sa probable victoire ce dimanche. Une nouvelle séquence s’ouvrera très vite pour le maire du Havre, qui réélu, pour un troisième mandat, sauf énorme catastrophe, entrera dans une nouvelle campagne. Celle le menant jusqu’à la mère des élections, la présidentielle. Avec déjà une première date dans son agenda (évidemment après son installation en mairie) la tenue d’un grand rassemblement parisien prévu le 12 avril prochain. Renforcé par son résultat havrais, l’ex-Premier ministre entend marquer les esprits très vite à travers de meilleurs sondages que ces six derniers mois où l’érosion s’est révélée forte, et ce d’autant plus qu’il a été le seul des « grands fauves » présidentiels à se présenter à ces municipales. Un avantage appréciable mais bien sûr pas suffisant. Surtout que le chef de « Horizons » devrait connaître aujourd’hui des résultats électoraux mitigés pour son parti avec la perte attendue de la cinquième ville de France, Nice. Un gros caillou dans sa chaussure et surtout pour celle du vaincu, plus que probable, Christian Estrosi.
Heureusement que l’un de ses fidèles et principaux lieutenants, le maire d’Angers, Christophe Bechu, secrétaire général du mouvement, va retrouver lui aussi avec aisance son fauteuil dans la douceur angevine. Ce serait un bon choix pour reprendre le flambeau de « Doudou » chez « Horizons » pour assurer déjà l’intérim pendant la campagne de la présidentielle. EP va bénéficier de toute évidence de ses prises de position fermes notamment en faveur du retrait de Pierre-Yves Bournazel à Paris, pour ne pas être accusé d’avoir participé à une éventuelle défaite de Rachida Dati. Une victoire de cette dernière ne pourrait être qu’une excellente nouvelle pour lui ! Ce serait d’ailleurs l’info de la soirée que le retour de la droite au pouvoir dans la capitale après vingt-cinq ans de défaites ininterrompues…Il compenserait des déceptions toujours possibles à Lyon, Toulouse, Bordeaux, où la tension risque d’être à son comble. Comme à Nantes où une bonne surprise peut survenir. Qui dans ce cas précis représenterait un échec cuisant de la ligne de rapprochement entre socialistes et insoumis. Dans la métropole de l’Occitanie, Toulouse, le maintien du sortant Jean-Luc Moudenc, voudrait dire que le laboratoire de l’union de la gauche derrière LFI et son candidat François Piquemal, aurait pris une grosse claque. Ce qui constituerait une belle cerise sur le gâteau…rose, une spécialité davantage champenoise, pour la droite et le centre…Ils peuvent toujours mettre des bulles au frigo. Comme ailleurs !