Quelle magnifique photo de famille…recomposée. Avec pourtant une belle brochette de fossoyeurs de l’économie de notre pays et un droit d’inventaire bien légitime. Au bon vieux temps de la gauche plurielle. Beaucoup de rose- normal pour l’hommage rendu à Lionel Jospin-mais aussi une grosse touche de rouge, vert (avec la présence également de l’incontournable Marine Tondelier et une ancienne du gouvernement Jospin, Dominique Voynet ) et même bleu avec des hommes et femmes de droite d’hier et aujourd’hui, bien évidemment enclins à rendre un juste hommage à l’homme d’Etat qu’était l’ex-Premier ministre de la cohabitation avec Jacques Chirac. Un homme dont l’intégrité a toujours été reconnue et pas seulement par ses amis politiques. Il ne manquait ou presque dans les rangs des anciens compagnons de route du familier de l’île de Ré et notamment DSK, lui aussi présent, que le dynamiteur de la gauche, Jean-Luc Mélenchon. Encore une fois à l’origine d’une polémique pas vraiment indispensable, liée au fait qu’il n’aurait pas été invité aux Invalides pour l’hommage national rendu par le chef d’Etat, Emmanuel Macron. Erreur votre honneur vous l’étiez bien ! Sa mémoire revenue, il laissa l’un de ses lieutenants préférés, Éric Coquerel, le représenter et reconnut son erreur ! Ca faisait aussi longtemps que l’on n’avait pas vu autant de roses rouges dans les mains des dirigeants ou ex du Parti socialiste …La nostalgie est toujours ce qu’elle était, même, si à titre personnel, je me souviens avec délectation d’une des imitations de Thierry Le Luron chantant dans une émission de Michel Drucker: « l’emmerdant c’est la rose ». C’était risqué pendant le règne de François Mitterrand ! Et d’ailleurs l’artiste paya d’un prix cher cette parodie. Ce pastiche d’une chanson de Gilbert Bécaud souleva en effet à l’époque de vives polémiques. Et puis la rose, pas forcément la rouge, même si elle symbolise l’amour, et pas seulement qu’à la Saint-Valentin, restera toujours ma fleur préférée…et que j’ai toujours un grand plaisir à offrir.
PS: c’est demain samedi l’installation du conseil municipal d’Evreux. Souhaitons que le climat y sera plus propice aux échanges, sinon cordiaux, tout au moins dignes de respect entre les quatre groupes représentés. Ce qui fut loin d’être le cas durant une campagne délétère où tous les coups bas ou presque furent permis. Qu’en sera-t-il -il lors de l’ouverture de cette mandature prévue pour se prolonger une année supplémentaire ?
Ce devrait être plus calme a priori au Havre ce même samedi !