Qu’est-ce que ça fait du bien de se mettre à rêver et d’oublier les ultimatums guerriers de Donald ! À travers la réussite d’un jeune champion cycliste appelé au plus grand destin sportif, alors qu’il n’a que 19 ans. De la graine de futur Bernard Hinault ? Laissons-le digérer déjà son brillant succès lors du prologue du Tour du Pays-basque, hier, où il a assommé ses principaux adversaires qui pourtant ne sont pas des « peintres ». Ne brûlons pas néanmoins trop vite les étapes. Peut-être néanmoins détenons-nous en Paul Sexas, de l’équipe Décathlon « à fond la forme » aux jambes de feu et à la tête bien faite, le successeur du nouveau « cannibale » le surnom donné à l’un de ses plus célèbres prédécesseurs, le belge Eddy Merckx, le slovène Tadej Pogacar. Trois jours de courses à son actif depuis le début de la saison et autant de victoires ! Q’est-ce que ça peut-être énervant d’assister à des courses pour la…seconde place. Une domination que je suspecte depuis plus de quatre ans d’être entachée…Hélas ! Comme celle de ses plusieurs de ses « contemporains ». Et il y tout lieu de penser que le champion au maillot arc-en-ciel s’offre dimanche prochain un nouveau « Monument » le cinquième d’affilée dimanche prochain (un record) sur les routes pavées de l’enfer du nord, Paris-Roubaix, la top-majeure des classiques françaises.
Pour rester sur le sujet de la petite reine, mon sport favori en tant que croyant, mais non pratiquant, j’ai été trop longtemps un supporter de mon « Poupou » préféré pour ne pas aimer les seconds méritants surtout comme mon Raymond, pourtant au palmarès bien fourni en victoires, mais privé, souvent pour cause de malchance, du maillot jaune du Tour de France. Ce qui a fait aussi beaucoup pour sa légende …et sa grande popularité. Que n’ont pas d’autres seconds en…politique au nombre desquels figurent en bonne place les numéros deux roses, verts et bleus, en l’occurrence Boris Vallaud, Sandrine Rousseau et Laurent Wauquiez qui voudraient bien tordre le cou à leurs numéros uns, Olivier Faure, Marine Tondelier et Bruno Retailleau. Surtout les deux premiers sur la sellette dans leurs propres partis après les municipales. C’est fou ce que l’on s’aime notamment au PS où le député de l’Eure, Philippe Brun, a tout de même étonné son propre camp, ces derniers jours, en critiquant violemment les dirigeants de son parti. «Le problème pour la gauche, ce n’est pas LFI, mais bien le PS qui a failli à ce scrutin ». On ne peut pas dire que celui qui a échoué, certes de peu (à une centaine de voix) aux municipales dans sa ville de Louviers, face au sortant François-Xavier Priollaud dont c’est le troisième mandat, ait usé de la brosse à reluire pour dire tout le bien qu’il pensait de la direction actuelle du parti à la rose. Une brosse que son voisin et ami, le maire de Rouen, Nicolas Mayer-Rossignol, ce dernier ayant échoué à deux reprises pour s’emparer du PS, a promptement utilisé pour rendre un hommage appuyé à sa grande amie et ancienne maire de Paris, Anne Hidalgo (qu’il avait accueillie sur les bords de la Seine pour le lancement de sa campagne brillantissime à la dernière présidentielle) à manier pour brosser son bilan parisien. « il y a deux personnes qui ont changé la capitale, le baron Haussmann et Anne Hidalgo ». Il fallait oser la faire cette comparaison des plus flatteuses. Elle restera toujours historique tout comme Madame l’ex-baronne de la capitale, il est vrai très gourmande en matière de notes de frais pendant ses mandats électifs et dont l’image de bâtisseuse est loin d’être évidente !