Ils n’ont pas été jusqu’à balancer le slogan publicitaire « Je ne peux pas, j’ai Grand Frais » le nom d’une enseigne commerciale à succès ! Il n’empêche: les « grosses légumes » de l’Assemblée nationale, hier matin, ont laissé juste le temps à la présidente de séance, l’élue « Horizons » de Fécamp et du pays de Caux, Marie-Agnès Poussier-Winsback, de s’avancer au micro et signifier que le projet de loi sur le travail permettant à certains salariés de pouvoir travailler le jour chômé du 1 er mai serait rejeté par ses propres défenseurs, dont celui d’Ensemble pour la République, le parti du Président. Tonnerre dans l’hémicycle sur les bancs de la gauche, socialistes, communistes, écolos et insoumis, pour une fois d’accord pour tenter de bloquer cette proposition. Un blocage qui, comme pour la loi Duplomb, s’est retrouvé détourné avec l’aide du Rassemblement national avec cette stratégie peut-être gagnante consistant à faire capoter dans un premier temps le texte et les espoirs de l’opposition. Qui comme « d’hab » entendait user d’amendements…Ce sera donc, dans cette course de vitesse la mise en place d’une commission mixte paritaire, plus propice à l’adoption de cette très iruptive loi permettant au chef de l’Etat et son gouvernement de pouvoir permettre pour le prochain 1 er mai aux artisans et notamment aux boulangers, de pouvoir ouvrir leurs boutiques. Ce qui en soi n’est tout de même pas un scandale ! À partir du moment où il s’agit de volontariat permettant également un petit pécule supplémentaire pour les employés concernés. Les organisations syndicales sont bien sûr vent debout contre cette hypothèse. On ne touche pas à la fête des travailleurs. On a même entendu pendant les suspensions de séance des députés entonner la Marseillaise et l’Internationale mais pas par les mêmes parlementaires ! Les Insoumis, entre autres, ont forcément « braillé » comme il se doit pour dénoncer «ce passage en force indigne ». Le son de cloche était identique à l’extérieur du Palais Bourbon dans les rangs de la CGT qui, avec sa secrétaire générale, Sophie Binet, avait mobilisé ses troupes, opposées « à ce coup de poignard dans le dos à des millions de travailleurs et travailleuses. Ça se paiera… » a-t-elle menacé. J’ignorais encore que cette ouverture très limitée de certains commerces alimentaires et fleuristes, concernerait des millions et millions de nos compatriotes. Le commerce serait-il si…florissant que ça, même un 1 er mai où c’est aussi la crise pour la CGT pour la vente de son muguet dans les rues. Pour faire un peu rentrer de l’argent dans les caisses. Les clochettes de la discorde n’ont pas fini de sonner ! Une motion de censure a d’ores et déjà été annoncée par les partis de gauche peu disposés à offrir du muguet porte-bonheur au gouvernement…
PS: Le cessez-le-feu très relatif entre l’Iran et les Etats-Unis n’a pas encore eu les effets attendus si l’on en croit l’évolution du prix à la pompe et tout particulièrement celui du litre de gazole qui serait en moyenne en forte baisse de moins d’un…centime. C’est vraiment se moquer du monde. Et l’homme au pull marine de Matignon, Sébastien Lecornu, n’aime pas trop la lenteur de l’escargot ! Il va sévir si nécessaire…