Rien n’est gratuit!

Plus que quelques jours et la fumée blanche sortira, non pas des cheminées du Vatican mais de l’Elysée. Enfin blanche, ce n’est pas assuré car le jaune et ses cinquante nuances, ne souhaitent pas être battus en neige. Ils préfèrent de toute évidence continuer à battre le pavé! Le dialogue de sourds a encore de beaux jours de printemps et d’été devant lui.

Que sortira le président Macron de sa mitre élyséenne ?

Il est fort probable que sans jouer les Madames Irma, les décisions prises ne seront pas jugées suffisantes pour calmer tous les esprits, alors que la haine (et non plus la lutte) des classes a refait son apparition dans toute sa violence. Les marges de manœuvres de l’exécutif face à des « déçus par avance », ne sont pas très grandes en cette période de disette économique. Rien n’est gratuit et tout se paye au comptant alors que les attentes des Français sont aussi multiples que parfois contradictoires.

Tout laisse à penser que le tabou de l’âge de départ à la retraite à 62 ans ne sera pas renversé en dépit des ballons d’essai lancés par le pilier droit du gouvernement, la forteresse de Bercy et Matignon. Il appartiendra d’ailleurs au Premier ministre de lancer, dès lundi, la restitution du Grand débat sous les ors du Grand Palais. A quelques encablures des Champs-Elysées, théâtre de violences insupportables. Un symbole peut-être un peu curieux et pas forcément judicieux en terme de communication. Une question d’habitude au château et dans ses annexes.

En dépit de tous ces nuages, alors que le peuple réclame plus de justice fiscale et sociale, le gouvernement a tout de même quelques motifs à espérer en des jours un peu meilleurs. En premier lieu avec l’installation programmée de taux d’intérêts négatifs. De quoi enrichir l’Etat et…faire tousser-un peu-les banques.

Autre bonne nouvelle: la « France is back » si l’on en croit le fait que notre pays est redevenu attractif auprès des investisseurs étrangers et notamment britanniques. L’effet Macron marche visiblement mieux à l’extérieur qu’à l’intérieur de nos frontières!

Et pendant ce temps là, nos ex monopolisent la parole. Le dernier en date étant le volcan presque éteint, Valéry Giscard d’Estaing, qui fait un peu la leçon à ce « jeune morveux » qu’est le locataire actuel de l’Elysée. Et ça une semaine après les règlements de comptes corréziens de François Hollande! Pas toujours très « classe » l’amertume de ces ex-présidents qui, pour exister, font preuve, entre autres, d’une sacrée amnésie. Un reproche que l’on ne pourra pas faire à Nicolas Sarkozy, plutôt bienveillant avec Emmanuel Macron, et à son prédécesseur, Jacques Chirac, mais pour d’autres raisons bien légitimes, son état de santé. Ce dernier s’était toutefois bien gardé pendant tout le quinquennat de dire tout le mal de son prédécesseur qu’il ne portait pas pourtant dans son cœur en dépit de quelques saillies de Sarko sur le « roi faignant »! Il y a corrézien et corrézien…On peut préférer le grand Jacques!

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