Edouard Philippe, jeu, set et match!

Il monte davantage sur un ring de boxe qu’au filet sur un court de tennis. Il n’empêche, le Premier ministre, alors que le tournoi de Roland Garros bat son plein-de défaites pour les joueurs et joueuses (déjà toutes éliminées) tricolores, a gagné par KO son match des Européennes, ramenant dans ses filets bon nombre d’électeurs de droite. Son ancienne famille politique sur laquelle il a réussi une véritable OPA électorale. Et provoqué par ricochet une crise sans précédent au sein de la droite réduite en pièces sur le champ de bataille meurtrier des dernières élections.

Ce qui a probablement conduit le chef de l’Etat à changer son plan initial, à savoir renoncer à l’un de ses engagements de campagne, la réunion une fois par an du Congrès à Versailles et à confier à Edouard Philippe le soin de prononcer son second discours de politique générale le 12 juin prochain. Il lui reviendra en effet …l’honneur de mettre en musique l’acte II du quinquennat Macron, en présentant, notamment, le calendrier des réformes dont celles des retraites (la « mère de toute les batailles ») et du chômage. Toutes deux explosives. Et l’occasion aussi pour le locataire (au bail renouvelé) de Matignon de faire très probablement le plein de confiance en provenance des députés estampillés de gauche de Larem, qui, il y a moins d’une semaine, le voyaient, pour un certain nombre d’entre eux, bien plus rapidement que prévu sur la ligne de touche. Il leur faudra patienter, au moins jusqu’aux municipales de mars prochain. Un scrutin aussi de la première importance pour le parti du président désireux de réussir son implantation locale et pas seulement qu’à Paris, enjeu lui aussi capital pour l’ancien maire du Havre, peut-être en réserve jusqu’à l’hiver prochain pour la bataille de Paris.

Et pendant ce temps-là, la bataille des mots plus forts les uns que les autres, fait aussi des étincelles avec la hausse de 6 % des tarifs de l’électricité à partir du 1 er juin. Le « pompon » revenant comme par hasard au président de la Région des Hauts-de-France, Xavier Bertrand, (le nouveau sauveur de la Droite sociale ?) qui n’a pas hésité à utiliser la sulfateuse en s’en prenant à un « gouvernement de tarés ». Un propos quelque peu démagogique…à l’image de la position du ministre de l’Environnement, renvoyant la faute aux avantages jugés démesurés des salariés de Engie. Une polémique déclenchée dans la foulée des annonces hélas dramatiques pour l’emploi industriel notamment dans une région où le Rassemblement national a encore fait le carton plein! Et pas seulement qu’à Calais, terre d’accueil pas vraiment désirée des immigrés désireux de rejoindre la Grande-Bretagne…

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