Une bien mauvaise polémique des familles!

Quoi de mieux qu’une « bonne polémique des familles »…enfin façon de parler, pour bien lancer sur les chapeaux de roues la rentrée littéraire ! Le sujet est grave avec au centre du jeu: une famille dans les cordes sur le ring de l’indécence , avec le dernier opus de l’ancien prix Goncourt, Yann Moix, probablement plus connu pour son passage médiatique très discuté chez Laurent Ruquier! Le même trublion, défenseur des sans papier et migrants de Calais, accusateur public de la police locale pour sa soi-disant violence. Et de violence, l’écrivain, aussi réalisateur d’un film sur « Cloclo », saoule ses lecteurs de coups dans son ouvrage vengeur intitulé « Orléans » la ville de son enfance et des fameuses rumeurs de sinistre mémoire. Un roman autobiographique dans lequel celui qui avait déjà fait le buzz, il y a quelques semaines, en parlant avec une forte inélégance des femmes de plus de cinquante ans, décrit les sévices physiques que le lui auraient fait subir pendant des années ses parents et plus particulièrement son père. Qui loin d’être un héros avance pour sa défense seulement une « éducation stricte » et réfute toute violences.

A ce règlement de comptes familial fils-père pas très ragoûtant s’ajoute aujourd’hui la réponse du berger à la bergère avec une violence de mots fratricide, puisque le frère de Yann Moix, de quatre ans son cadet, Alexandre, réagit en accusant à son tour son aîné « mon frère ce bourreau » N’hésitant pas à stigmatiser les sévices et humiliations subies pendant une vingtaine d’années. « Les « mêmes qu’il décrit dans son roman, précise-t-il, mais dont il n’est pas la victime! Il n’a eu pour obsessions que nier mon existence, m’éliminer, ne rayer de la carte ». « Il n’est rien d’autre qu’un véritable tortionnaire, en quelque sorte mon « orange mécanique » dont au passage une tentative de défenestration et noyade dans une cuvette de toilette! ».

Sympa l’ambiance familiale chez les Moix! Ce grand déballage sur papier, au final, ne mérite qu’un certain mépris. Faire de l’argent avec ses malheurs, fussent-ils partiellement réels, ne sont pas forcément glorieux, surtout lorsque son propre comportement pose question. La littérature et la morale ne font souvent pas bon ménage! Il n’est pas sûr également que cette histoire abjecte, même si le talent d’écriture de l’auteur n’est pas en cause, serve aussi beaucoup la cause des enfants battus!

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