Quarante ans déjà: Robert Boulin un « suicidé » à l’insu de son plein gré!

Il y a des événements qui vous marquent tellement que vous vous souvenez précisément où vous vous trouviez alors. C’est souvent tristement banal. Souvent devant son poste de télé où à bord d’une voiture, quand vous suivez les premier pas d’Armstrong sur la lune et apprenez, entre autres, la disparition de Jacques Brel, Coluche, Romy Schneider et de deux des plus célèbres « suicidés » sous la V e République, le dernier Premier ministre de François Mitterrand, le 1 er mai 1993 , Pierre Bérégogoy et d’un ancien ministre de VGE, Robert Boulin, décédé une veille de Toussaint. Tous deux victimes quelques mois plus tôt d’une violente campagne de presse orchestrée par le « volatile déchaîné » du mercredi. L’un pour un prêt d’un million de francs de l’époque et l’autre pour une sombre affaire de terrain et d’immobilier à Ramatuelle. Avec, dans les deux cas, une fin tragique le long d’un canal à Nevers et dans un étang en forêt de Rambouillet, retrouvé « noyé » dans cinquante centimètres d’eau avec le visage sérieusement tuméfié. Au temps béni pour les politiques où les réseaux sociaux n’existaient pas!

Deux affaires d’Etat toujours non élucidées d’une façon certaine. En ce quarantième anniversaire de la mort de Robert Boulin, comment ne pas rendre hommage à la dernière héritière de la mémoire de son père, sa fille, Fabienne, 67 ans, qui, depuis 37 ans, se bat inlassablement pour faire enfin triompher la Vérité vraie. Celle possible d’une « dérouillée » qui aurait peut être mal tourné Une version plausible à laquelle j’ai toujours adhérée J’étais alors un très jeune journaliste!

L’ancien grand résistant, député-maire de Libourne au pied du vignoble saint-émilion, ministre, que l’on disait possible Premier ministre de VGE après Raymond Barre (ce qui aurait été une belle prise de guerre dans celle qui opposait le président à son ancien Premier ministre, Jacques Chirac) détenait peut-être des dossiers très compromettants sur certains de ses anciens amis gaullistes. L’a-t-on aidé à mettre fin à ses jours ? Il est probable que le sulfureux Service d’action civique (SAC) a joué un rôle non négligeable dans ce bien curieux suicide en agents exécutants (?) de commanditaires politiques de très haut niveau. Leur identité reste encore secret défense (dans l’hypothèse bien sûr d’un suicide arrangé). La plupart des acteurs: policiers, enquêteurs, journalistes, magistrats instructeurs, médecins, proches du défunt et surtout hommes politiques, sont aujourd’hui morts. Le secret aura été bien gardé. La disparition récente du « Grand » Jacques Chirac, déliera-t-elle enfin quelques langues… pas très pendues jusqu’alors? Les dernières pour lever un voile définitif sur ce drame pas seulement familial.

Le président Macron osera-t-il lever la raison d’Etat en réclamant la déclassification des secrets gardés de l’autre côté de l’Atlantique dans les coffres de la CIA qui visiblement, à en croire la fille Boulin, détiennent des éléments de première importance sur ce mystérieux suicide ?

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