Carton rouge, Monsieur le Président !

Comme il y a deux ans au Capitole, pris d’assaut par les supporters de Donald Trump après sa défaite. Non digérée. Comme les partisans de l’ancien président brésilien d’extrême-droite, Jair Bolsonaro (actuellement en villégiature en Floride) qui, hier soir, sont passés à l’action en envahissant les trois bâtiments symboliques des lieux de pouvoir dont le palais présidentiel à Brasilia, capitale politique de cet immense pays de 230 millions d’habitants. Une ville nouvelle née du crayon de l’architecte Oscar Niemeyer bien connu à Evreux et au Havre pour y avoir laissé quelques traces de créations très symboliques. Quelques milliers de « vandales fascistes » pour reprendre l’expression du président élu, Lula, absent au moments des faits (pour cause de déplacement dans la province de Sao Paulo touchée par des récentes inondations ) qui en toute impunité-espérons-le provisoire-se sont rendus coupables de destructions et de pillages avant que les forces de police ne les délogent. Après quatre heures de chaos indescriptibles heureusement sans mort comme il y a deux ans à Washington. Des images impressionnantes. Tellement insupportables dans une démocratie. Même si le calme est revenu. On peut « raisonnablement » penser que les putschistes amateurs, heureusement non porteurs d’armes à feu, ont bénéficié de forts appuis et d’une certaine bienveillance (minimale) pour commettre leurs coupables méfaits. Et surtout dans un premier temps de l’inaction invraisemblable des forces de sécurité. Même un dimanche.

Que se serait-il passé si des sénateurs et députés s’étaient retrouvés dans leurs hémicycles respectifs au moment de cette invasion sauvage ? Ou pire encore: le chef de l’Etat, pris au piège et cerné par des envahisseurs portés par leur haine à l’égard du vainqueur. Des « bras cassés » habillés du maillot de l’équipe de football du Brésil. Un jaune souillé par des adversaires du suffrage universel et assoifés de vengeance! Aussi ridicule qu’inutile. Et surtout d’une gravité extrême.

Même si les images n’ont pas fait le tour du monde et pour cause (on s’est contenté du son dans notre pays) comment ne pas relever aujourd’hui la dernière saillie d’un président qui ne devrait pas dire ça. Et là il ne s’agit pas de notre président de la République ! Mais bien de celui du football français. Pauvre Noël Le Graët. Bien seul contre tous après son tacle assassin sur l’icône « Zizou ». Il touche vraiment le fond. Il est grand temps que l’octogénaire dégage du terrain. Carton rouge définitif pour l’ancien président de l’En-avant Guingamp et de la Ligue professionnelle, accroché à son fauteuil présidentiel comme une bernique à son rocher breton. Et lui ce n’est assurément pas un…far gourmand. Et encore moins croustillant. Mais de plus en plus indigeste. A en vomir, ajouteront les plus sévères.

Son discrédit était déjà bien…entamé avec sa batterie de casseroles lié à son comportement personnel et « inaproprié » à l’égard de la gente féminine de sa fédération. Mais là, chapeau (si j’ose dire) à ce clown sinistre. S’attaquer vulgairement à ZZ en rapportant « qu’il n’en avait rien à secouer » de l’avenir de l’ancien champion du monde et entraîneur du Real de Madrid, dont le nom est revenu très souvent pour prendre la sélection du onze tricolore avant que Didier Deschamps ne rempile dans ses fonctions. Pour quatre ans supplémentaires. Il ne l’aurait pas pris, qui plus est au téléphone…alors que quelques mois plus tôt il lui courait derrière au cas où !

L’ancien élu socialiste de la petite ville des Côtes-d’Armor rendue célèbre par son club et aussi ancien centre d’accueil des futurs conscrits de la marine nationale, a décidément bien viré sa cuti en s’attaquant souvent à des stars d’origine maghrébine! Coïncidence ? Toujours est-il que ce lundi matin, le président de la 3 F est revenu sur ses propos qu’il reconnaît « maladroits ». En présentant également ses excuses. Trop tardives. Le mal est fait.

Ce tacle appuyé n’avait pas fait rire une autre idole du ballon rond, Kylian Mbappé, qui, dans la foulée, avait aussitôt répondu à son président: « On manque pas de respect à la légende, Zinédine, c’est la France ».

Superbe lucarne !

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