Un audimat désastreux et un petit « Ours Brun » aux dents longues !

Le magazine politique « L’évènement » diffusé sur France 2, jeudi, à une heure de grand écoute, n’aura jamais été aussi peu vu. A peine un million de téléspectateurs. Encore un désastre industriel. Avec comme invité d’honneur le père de la NUPES, Jean-Luc Mélenchon. Et pourtant la chaine publique avait mis les petits plats dans les grands en déplaçant toute une équipe jusqu’en Guyane, où séjourne le « che ». Ca fait très cher le voyage pour un échec retentissant d’audience. Record battu. Il est grand temps que le « Père la défaite » à la présidentielle -et un, et deux et trois zéros pointés-passe la main. Ce qu’il n’a pas clairement annoncé. Et pourtant il sera avec ses camarades dans les rues jeudi prochain. La retraite à 60 ans, qu’il défend pourtant avec ses camarades ce n’est pas pour lui mais pour les autres. Force est de reconnaître qu’il n’est pas le seul. A gauche comme à droite à la seule différence près que la droite est favorable elle à l’allongement de l’âge du départ à la retraite.

Question audience le « grand-papa » de la France insoumise est aussi battu à plate et…haute couture, même par la Première dame « Birgit » que l’on beaucoup vue à l’antenne ces derniers jours sur la Une, sa chaîne préférée. Ca tombait bien: elle faisait comme tous les ans à même époque la tournée des plateaux pour lancer avec Didier Deschamps, le sélectionneur du onze tricolore, avec son autre costume de « parrain » , la nouvelle saison de l’opération des « pièces jaunes ». L’occasion au passage pour l’épouse du président de défendre la réforme de son mari sur le retraite et aussi le port de l’uniforme, même dans les collèges et lycées. Ce qui n’a pas dû trop faire plaisir au successeur de son « chouchou », Jean-Michel Blanquer, à l’Education nationale ! Sale temps pour le Pap (e) …

Le temps est un peu meilleur pour le grandissime et charismatique secrétaire général du Parti socialiste, Olivier Faure. Tout le monde s’en moque, peut-être, mais quel exploit. Il a failli remporter la mise dès le premier tour avec un score « ahurissant » de 49 % pour le renouvellement de son mandat à la tête du PS. Où ce qu’il en reste après le fabuleux résultat de sa candidate à la présidentielle, la maire de Paris, Anne Hidalgo. La logique mathématique laisse tout de même au supplétif de la NUPES une bonne chance de rafler la mise au casino d’un mouvement politique en situation de mort quasi cérébrale au niveau national. Cela ne l’empêche pas de croire à un « raz de marée démocratique » dans les rues à partir de jeudi. C’est sûr qu’il s’y entend en tsunami. Surtout lorsqu’il concerne l’ancien premier parti politique français ! Les déferlantes n’ont pas secret pour le toujours patron du PS.

Reste que son challenger du second tour, Nicolas Mayer-Rossignol, le maire de Rouen (avec ses 30 %) a priori soutenu par sa collègue de Vaulx-en-Velain, arrivée en troisième position avec un score loin d’être ridicule à hauteur de 20 % et elle totalement hostile à l’alliance avec LFI, peut encore y croire. Un peu. Le match n’est pas totalement plié.

Elu député de l’Eure en juin dernier, avec l’étiquette de la NUPES et néo-socialiste après l’avoir quitté il y a quelques années, le « petit nouveau « qui monte dans le monde politique, Philippe Brun, qui pourtant n’avait pas fait des étincelles aux dernières municipales de l’ancienne ville de Pierre Mendès-France, Louviers, redonne de vraies couleurs à la gauche dans l’ex-cité drapière. C’est une évidence. Le quotidien « Libération » vient de lui consacrer cette semaine deux pages. Il bosse et occupe bien le terrain. C’est aussi un bon communiquant. Avec visiblement un certain succès. Et pourtant à Louviers, la guerre des « gauches » bat son plein depuis très longtemps. Un vrai sport de divisions. Et là, à ce niveau, on frôle l’élite !

Reste que là encore, avec le non-cumul des mandats, on voit mal le jeune député promis a priori à un bel avenir abandonner son écharpe de parlementaire (le seul du département à avoir résisté au Rassemblement national) pour tenter de ravir le fauteuil de maire détenu depuis deux mandats par le centriste François-Xavier Priollaud. Qui doit néanmoins veiller au grain avec l’arrivée du « jeunot » ambitieux et opposant municipal. Il y aura encore d’ici-là beaucoup d’eau à couler sous les nombreux ponts d’une ville aussi connue pour sa chansonnette enfantine « Sur la route de Louviers » et son célèbre cantonnier…Vive la jeunesse ! Maintenant, il y a aussi un « petit ours Brun » sur la « route de Louviers » ! Un « ours » passé par Sciences Po puis l’ENA, une tête bien faite toujours bien cravatée, qui, lorsqu’il était enfant, aimait tout particulièrement le mercredi, chez sa nourrice, suivre les questions au gouvernement à la télévision. Vingt ans plus tard, c’est un acteur de ce même hémiycle. Un nouveau visage encore poupin avec ses faux airs au niveau phrasé avec l’ancien ministre du Redressement économique Arnaud Montebourg, le chantre du « made in France » qu’il a soutenu avant que ce dernier n’abandonne l’aventure présidentielle.

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