Ubu roi chez les Républicains !

« A quoi joue la droite ? » titrait hier à sa Une, Le « Parisien libéré » . On peut effectivement se poser cette question…gravement existentielle depuis des années. Il y a à peine un an, elle réclamait en choeur un texte proposant la retraite à 65 ans pour tous. Le nouveau président de LR, Eric Ciotti, est resté sur cette même ligne, même si un an a été grignoté. Pour satisfaire notamment les sénateurs LR.

Aujourd’hui, bienvenue au royaume d’Ubu roi avec ces cris d’orfraies lancés avec vigueur par le numéro deux bis du parti, Aurélien Pradié, le député du Lot et quelques consorts, qui mus par leur ambition personnelle d’exister-si peu-jouent les matadors avec pour seul objectif de faire chuter le gouvernement. Ils renient sans la moindre vergogne leurs engagements sur ce dossier de la plus grande importance pourtant pas si lointains. Une belle ambition pour la France. Et dire aussi que celui qui aspire tous les jours sans se raser à la présidentielle de 2027, Laurent Wauquiez, fait preuve d’un immense courage. Il est totalement aphone, l’homme à la parka rouge. Il se planque. Lamentablement. Contrairement il est vrai à un autre présidentiable républicain et rival depuis des années, battu lourdement à la primaire d’un parti qu’il avait quitté avant de le retrouver pour concourir. Xavier Bertrand, comme d’autres de ses derniers soutiens, à l’entendre, va probablement finir sa carrière politique nationale chez Olivier Faure ou pire encore à la France inoumise en couple avec Boyard ou Panot. Plus à gauche désormais que lui tu meurs. Ce pourrait être drôle ! Ce serait pas mal que le chti président des Hauts-de-France soit au coude à coude avec les organisations syndicales à partir du 7 mars (qui coïncide avec la Journée de la femme) date d’un appel à un blocage total de la France et des grèves dures et reconductibles annoncées dans des AG prévues tous les soirs. Après tout de même les vacances à la neige pour les heureux veinards qui en ont les moyens. Sans trop les pénaliser dans leurs déplacements. On sait être généreux à Sud-Rail et à la CGT. Merci pour cet excès de bonté. Mais après cette trève très relative, on risque de « dérouiller ». Et même sacrément dérailler.

Les Républicains se rendent-ils bien compte que ces divisions (déjà que leurs électeurs au niveau des scrutins nationaux se réduisent comme peau de chagrin) et tant d’autres choix contestables vont les amener à subir le même sort que leurs anciens adversaires préférés pendant des décennies, les socialistes, dissous pour pas cher dans la soude préparée par les Insoumis et la NUPES qui, en juin dernier, leur ont fait les yeux doux et le baiser de la mort. C’est un euphémisme que de contaster cet écartèlement entre une direction pragmatique et justement critique mais tentée néanmoins par le vote de la réforme et des soldats frondeurs perdus dans leurs propres reniements. Ils ne sont pas, il est vrai, les seuls.

Le jeune député du Quercy, le troisième homme de la finale pour la présidence de LR en décembre, a surtout pour objectif avec cette stratégie du pire d’exister. Il aime que l’on parle de lui. Il agace comme tant d’autres. Peu importe. Le principal c’est de faire mousser son ego. Et pourtant il n’est pas élu du Nord et ambassadeur de la boisson du pays de la bière mais plutôt du tannique Cahors ! Un vin de garde lui…

Après le son, les images qui vont bien au delà de la symbolique. De la première importance lorsqu’elles concernent la guerre russo-ukrainienne qui, dans quelques jours, va souffler hélas le bien tragique premier anniversaire de cette boucherie.

Heureusement que cette visite-événement du président Zelensky à Londres où ce chef de guerre et personnage majeur de ce début de siècle au destin incroyable, a été aussi reçu en héros par le Premier ministre anglais et le souverain, Charles III, sous les ors de Buckingham, puis à l’Elysée pour un dîner à trois avec la chancelier allemand, ne s’est pas déroulée le jour de la Saint-Valentin. Que n’aurait-on pas dit alors ?

Plus sérieusement on a même suivi ce matin en direct l’arrivée du cortège du chef de l’Etat et le décollage du Falcon présidentiel « commun » (un convoiturage aérien) pris à Villacoublay par Emmanuel Macron et son hôte de quelques heures ukrainien. Joli coup de com. Comme la veille dans un avion de la prestigieuse Royal-Air-Force, le président ukrainien à partir de la Pologne, a encore marqué les esprits en partageant ce vol jusqu’à Bruxelles avec son ami et collègue français. Avant de rejoindre le Parlement européen sous la bannière étoilée aux couleurs jaune et bleue, comme celle de l’Ukraine avec une introduction toute trouvée « l’Hymne à la Joie » de Beethoven. Un petit coin de ciel bleu qui ne fait pas de mal.

C’était aussi plus prudent de « voler » dans un avion sous pavillon britannique et français. On imaginait mal en effet Poutine tenter le pire…Le nouveau tsar soviétique peut même être traversé par une grosse lueur d’humanité. Il a même été jusqu’à proposer une aide matérielle et humaine à la Turquie et au nord syrien (touché par la catastrophe) et région qu’il a fait bombarder il y a quelques années, terriblement marquées par la tragédie du séisme et de ses répliques. Déjà plus de 17.000 morts. On pourrait presque en rire si la situation n’était pas aussi dramatique ! A quand l’envoi de secours pour dégager les pauvres victimes ukrainiennes des bombardements de l’aviation russe ?

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