Retour au terrain à portée « d’engueulades » !

« Sarko sors de son corps ». Il sort et va encore se faire allumer. Vertement. « Que de la com et du blabla pour rien » dénoncent ses habituels « admirateurs énamourés ». Les mêmes qui, à la télé et quoiqu’il fasse, ne manquent pas de salive pour cracher leur traditionnel venin. De façon systématique. Il ne sort pas et on lui on reproche sa distance avec l’événement national jugé fondamental pour ses compatriotes et ses éventuels silences. Comme celle aussi de faire du « Sarko » auprès des travailleurs qui se lèvent et travaillent tôt. Une dernière valeur fondatrice pas toujours bien vue. Un doux euphémisme par les temps qui courent.

Toujours est-il que de très bon matin, ce mardi, le chef de l’Etat a retrouvé le terrain éventuellement à portée d’engueulades en déambulant dans les allées de Rungis. Au final assez limitées semble-t-il. L’ambiance était plutôt bonne en dépit des questionnements légitimes de ses interlocuteurs professionnels croisés, à qui il n’a pas manqué de rappeler toute la priorité du « travailler plus longtemps dans le temps ». Il s’en remet, a-il encore déclaré « au bon sens des français ». Une allusion à la réforme de la retraite qui d’ailleurs n’a pas été le sujet majeur de préoccupation de ses éventuels contradicteurs. Des employés qui, pour la grande majorité d’entre eux, ne pensent pas qu’à l’âge du départ à la retraite et sont pourtant loin d’être des nantis et des protégés quant à leurs conditions de travail. Et encore moins des faineants !

Les travailleurs très matinaux du premier marché mondial ne se conduisent pas comme certains politiques. La preuve avec ces deux semaines de chaos à l’Assemblée nationale très mal vécues et perçues par le duo Berger-Martinez, qui en ont eu gros sur la patate. A défaut de l’avoir vu les circonstances. « Honteux » a même ajouté le patron de la CFDT alors que son collègue moustachu de la CGT s’en est pris à l’attitude de Jean-Luc Mélenchon. Il y aurait comme du tirage chez les camarades. Les deux leaders syndicaux ne se sont pas gênés en effet depuis samedi « d’allumer » tout particulièrement le groupe de la France insoumise coupable de s’être livré à des blocages afin d’éviter que l’article 7 ne soit examiné et voté. Ou pas.

En cette cette journée de Mardi-Gras, le locataire de l’Elysée a évité toutefois de déguster nos bons produits du terroir. Il n’était pas venu pour ça. Et puis une assiette de tripes ou une andouillette arrosées, c’est chaud à cette heure-là ! N’est pas Chirac qui veut et peut. Il en a gardé sous le coude en prévision de son inauguration-marathon de sept à huit heures, voire plus si affinités, samedi prochain au Salon de l’Agriculture. Un rendez-vous incontournable auquel seul le président Mitterrand ne portait pas grand intérêt. Et pourtant il avait bon appétit. Mais plutôt dans les bonnes tables reconnues de France et de Navarre en petit comité et bonne compagnie.

Il est néanmoins possible que son lointain (désormais) successeur qui comme lui et le grand Jacques (Chirac) a effectué deux mandats de président ne trouve pas samedi le même accueil qu’à Rungis. Le salon de la Porte de Versailles, est aussi surtout ouvert au public et à d’autres professionnels peu enclins à n’entendre le cas échéant que des salades. Et là comme ailleurs, le bonheur n’est pas que dans le pré ou dans les assiettes. Et nos paysans tirent tellement la langue. Et celle de bois ne fait pas partie de leur quotidien…

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