Ira ? Ira pas ? L’info est tombée hier soir. Le Président de la République a donc décidé de ne pas participer physiquement à titre personnel à la marche dominicale pour la République et contre l’antisémitisme. Peut-être y sera-t-il représenté par la « Première dame » Brigitte Macron ? Les enquêtes d’opinion étaient partagées sur la nécessité de sa présence ou non. De toute façon, il était sûr que sa décision serait forcément commentée. Et critiquée tout aussi assurément par une partie de nos compatriotes. Il y aurait été que les pluies de reproches auraient fusé de la même façon. Erreur ou pas, les avis sont partagés surtout qu’il a bien insisté sur le fait que cette initiative constituait une démarche « d’espérance ». Son gouvernement avec sa cheffe Elisabeth Borne sera numériquement fortement représenté avec au total 33 ministres attendus du côté des Invalides, point de départ de cette déambulation conduite par les deux têtes présidentielles de l’Assemblée nationale et du Sénat. Les rares ministres absents seront forcément pointés du doigt ! C’est pour rire. Un peu. Ils ont intérêt à avoir une bonne excuse…Toute la représentation nationale ou presque sera là. A l’exception de la boudeuse et irrécupérable France insoumise qui préfère elle manifester la veille pour un cessez-le-feu à Gaza (également défendu pour la première fois par l’Elysée ce même vendredi) et défendre la cause du radicalisme islamique. Mais l’essentiel n’est-il pas que le peuple de France, le seul qui compte, soit là bien présent en nombre. Dans la capitale comme dans des villes où des rassemblements sont aussi prévus.
Et pendant ce temps-là on a assisté à un détricotage et retricotage du projet de loi sur l’immigration qui durci au Sénat va être probablement adouci à l’Assemblée. Après un vote favorable de la majorité sénatoriale prévu dans l’hémicycle de la Haute-Assemblée mardi prochain. Avant de repartir au Palais Bourbon pour être discuté fin novembre puis entériné ou pas à la mi-décembre. Avec l’assurance d’une très forte houle dans les travées où une partie de la majorité présidentielle entend bien rétablir la version initiale du texte gouvernemental avec l’article sur les métiers à tension et l’aide médicale d’Etat (AME) transformée très provisoirement en AMU, un changement de lettre pour l’urgence ! Au grand dam de l’aile gauche de la Macronie. De son côté Gérald Darmanin espère bien conserver quelques amendements des sénateurs alors que du leur, les Républicains et le RN refusent toute régularisation automatique. Comme le disait une expression rurale populaire de jadis, « c’est à la fin de la foire que l’on compte les bouses ». Les vraies bien sûr…
C’est peut-être passé inaperçu avec l’actualité si riche et noire, mais le ministre de l’Intérieur a reçu un upercut de la part du Conseil d’Etat qui a bien décidé d’annuler la dissolution du collectif écologiste « Les soulèvements de la terre » à qui le patron de Beauvau (et pas seulement) avait reproché d’avoir appelé et surtout participé aux extrêmes violences à Sainte-Soline en mars dernier. La plus haute juridiction administrative a jugé in fine « qu’aucune provocation à la violence contre des personnes ne pouvait être imputée à ce collectif. Mais contre les biens oui ». Pour autant elle n’estime pas que sa dissolution constituait « une mesure adaptée, nécessaire et proportionnée ». « C’est porteur d’espoirs pour la suite« , se sont exprimés « sobrement » les…non « dissous » ! Ca promet effectivement pour le grand rassemblement international prévu sur le même site en juillet prochain ! Pauvre France même si le seul droit l’a a priori dans le cas présent emporté. On ne peut pas dire que le dossier avait été suffisamment bien ficelé par les services du ministre de l’Intérieur ! Et c’est très dommage…