« Tout pour les JO, rien pour Matignon: Macron, perchiste et signe ». On ne lasse pas de ce genre de titre humoristique et régulier à la Une du volatile du mercredi, le « Canard enchaîné ». Dans ce monde de brutes, ils sont certes un certain nombre de moqueurs à se gausser de l’attitude d’un « trublion » se jetant au cou des médaillés et consolant les perdants en multipliant câlins et papouilles. Mais que fait donc la police de Gérald Darmanin ? Aux dernières nouvelles, l’identité de l’intrus aurait été révelée. Il s’agit bien du locataire de l’Elysée, qui ne cesse depuis une semaine de faire la navette entre le Fort de Brégançon et les sites olympiques. Il y en aurait même ayant entendu la supplique du chef de l’Etat lancée à son épouse: « Brigitte, fais les valises. Retour à Paris ». Je trouve ça plutôt sympa et amusant ! Qui ne se souvent pas à une époque beaucoup plus lointaine (en janvier 80) l’une des phrases cultes de « l’affreux Jojo « Marchais, alors patron du Parti communiste, invitant sa femme, Liliane, à plier bagages au plus vite pour retourner à Paris. Dans bien d’autres circonstances, il est vrai. Et aussi éloignée de toute connotation sexiste. Ce qui serait le cas aujourd’hui.
Plus sérieusement, quelle journée de contrastes saisissants avons-nous connue hier en cette nouvelle magnifique journée olympique ! Avec en premier lieu hélas l’élimination prématurée de la bande à Nikola Carabatic au stade des quarts de finale de handball. Une première dans l’histoire dorée de ce sport depuis plus de vingt ans. Une défaite invraisemblable. Cruelle. Alors qu’elle menait encore d’un but à sept secondes et le ballon en sa possession. Une balle perdue et c’est la catastrophe pour une prolongation finalement perdue d’un but assassin. L’infortune du sport avec cette faute non pas seulement individuelle de l’auteur mais bien collective. Certes impardonnable à ce niveau. Elle scellait malheureusement le dernier match sous le maillot tricolore de la légende du handball français, Karabatic. A quarante ans, il méritait bien l’hommage de la nation reconnaissante. Chapeau l’artiste même s’il méritait mieux que ce clap de fin. Chapeau bas aux largeurs de sombrero aussi mais plus heureux aux vainqueurs en basket féminin et volley-ball masculin. Qui aurait misé sur un trois zéros sec infligé par la France à l’Italie, championne du monde et son meilleur ennemi depuis tant d’années. Un exploit XXL à renouveler pour conserver l’or olympique. Ils sont sur le seuil de leur olympe. Un graal toujours possible vu leur état de forme et de grâce ! Ils ont marché sur l’eau. Ce sera en revanche évidemment plus difficile en cas en nouvelle confrontation avec les Etats-Unis pour nos basketteuses solides gagnantes contre les allemandes. Quel festin digne de reines de la balle orange. Magnifiques les belles ! Une véritable ode à la joie bleue. Encore qualifiées pour la quatrième olympiade consécutive dans le dernier carré des stars. Des larmes de joie à celles de la tristesse, il n’y avait que quelles grandes enjambées à faire pour assister à la défaite en finale pour l’or, de notre boxeur, Sofiane Oumiha, la mascotte de l’ensemble de la délégation française, déjà médaillé d’argent à Rio et éliminé dès le premier tour à Tokyo. Il est passé si près du titre et du sacre. Rageant. Il le méritait tant…