Un « pharaon » candidat à Evreux et des mots qui fâchent encore !

Vu à la télévision, même s’il n’a plus ses « ronds de serviette » comme auparavant sur les plateaux des chaînes d’infos en continu dont il a été l’une des figures « crash » de la droite extrême pendant de nombreuses années. Natif du pays de pharaons, l’Egypte, l’énarque Jean Messhia, le porte-parole du parti « Reconquête », l’une des rares têtes de « gondole » du mouvement à être restée fidèle à Eric Zemmour, vient d’annoncer à l’occasion d’une galette des rois de Reconquête sa volonté de concourir aux municipales dans le chef-lieu de l’Eure. C’est indéniablement un « poids lourd » de la politique mais pour autant pas forcément très électoralement « bankable ». Même dans une ville, Evreux, qui, lors des élections nationales, a donné sa préférence à deux de ses candidates RN aux législatives. Un petit chelem, hélas, dans une cité gérée depuis deux mandats par Guy Lefrand, un LR en rupture de ban de sa famille politique, « les Républicains », dont il a été été le président départemental tout puissant avant de prendre ses distances avec les instances nationales. Un édile prêt à se succéder à lui-même l’année prochaine avec une équipe semble-t-il très renouvelée. Pour cause de retraite annoncée ou pas chez plusieurs de ses équipiers et équipières en poste depuis les années Debré. Avec de réelles chances de succès, au jour d’aujourd’hui, même si cette candidature peut le gêner.

Encore faudrait-il que l’ancien proche de Marine Le Pen, parti avec armes et bagages chez « Rico » au moment de la dernière présidentielle, parvienne à atteindre déjà son but: celui d’unir les droites localement. Les tractations avec le Rassemblement national s’annoncent « coton » ! Ce qui est loin d’être acquis car les… »grandes » élues, tellement brillantes par leur action et charisme (je vous demande mes amis ébroïciens…de vous arrêter de rire !) ne vont probablement pas s’en laisser conter et céder aussi facilement le leader-ship au « traitre-félon ». Qui vient d’acheter un appartement dans la ville-capitale de l’Eure (probablement pas dans les quartiers sensibles de la Madeleine et de Netreville) où il passait régulièrement ses week-ends dans la cité auprès de sa belle-famille installée sur les bords de l’Iton. Ce n’est donc pas à proprement parler un parachuté, même si ça en a une certaine apparence ! Il n’empêche: cette candidature inattendue peut-un peu-rebattre les cartes…Avec une tête d’affiche qui, pour l’anecdote, avait effectué son stage de l’ENA au cabinet du préfet Bernard Fragneau au début des années 2000 à Evreux, époque où l’hôtel de ville était alors occupé par Jean-Louis Debré ! Avec qui le représentant de l’Etat qui a beaucoup marqué son passage dans le département de l’Eure, avait parfois des relations orageuses…Et inversement ! Cette candidature n’a pas manqué, pas plus tard que ce samedi matin, d’être jugée comme « une provocation pour Evreux et ses habitants » par le leader de la gauche municipale, le socialiste Timour Veyri. Le ton est identique chez les deux élus macronistes « Evreux n’est pas un cirque ».

La journée d’hier, marquée principalement par une commission technique paritaire « conclusive  » entre députés et sénateurs pour le budget, a encore été très mouvementée avec de nouvelles petites phrases très polémiques chez les patrons avec un échange musclé entre le numéro un de la grande distribution, Edouard Leclerc, répondant sèchement à son aîné, Bernard Arnault, dont il a déploré le chantage à l’emploi, sur d’ailleurs le boss du groupe LVMH, est revenu en rapportant qu’il n’avait jamais signifié son intention de « délocalisations » à l’étranger. Un petit rétropédalage qui n’est pas passé inaperçu dans ce climat orageux. Ca cogne donc très fort chez les grands patrons ces derniers jours. Alors que les déclarations de la secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, plus proche désormais de l’extrême-gauche radicale et de Jean-Luc Mélenchon que du PC, son prédécesseur moustachu, Philippe Martinez, entretenant des relations plus que conflictuelles avec JLM, ont suscité de vives polémiques. La dirigeante d’un important partenaire social peut-elle se permettre une telle saillie: « les grands patrons coulent le pays. Ce sont des rats qui quittent le navire ». Les « rats » lui ont répondu tout aussi séchement:  » C’est pathétique et indigne, surtout de la part d’une femme qui n’a jamais créé le moindre emploi ». Ce n’est pas faux…

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