« Lou Bayrou » plutôt en ballotage favorable…et un « tsunami » sur les rives de l’Iton !

Encore une semaine de vérité pour le Premier ministre confronté à une seconde motion de censure à partir de lundi après l’utilisation du 49-3 qu’il a décidée et rendue publique lors d’un entretien ce jour à la Tribune du Dimanche. « Un pays comme le nôtre ne peut pas rester sans budget, il faut passer sans tarder au vote des deux budgets de l’Etat et de la Sécurité sociale. C’est donc dans une position de ballotage que se présente le chef du gouvernement, néanmoins confiant après que la commission technique paritaire avec les députés et sénateurs se soit révelée conclusive. Ce qui pour le Béarnais, soumis à toutes les sauces, est vu comme un indéniable effort de compromis du Parti socialiste. Dont l’un de ses anciens premiers secrétaires (cela ne nous rajeunit pas !) et surtout Premier ministre de cohabitation sous Jacques Chirac, Lionel Jospin, figure tutélaire socialiste s’il en est, pourtant favorable au Nouveau front populaire, est sorti de son silence, pour essayer de convaincre hier samedi les députés du PS encore susceptibles de voter la défiance. « La voter ne serait pas responsable et conduirait à un véritable désordre. Et je m’adresse aussi aux autres forces de gauche… »La voix de « Yoyo », retiré des « affaires politiques » depuis son élimination du second tour de la présidentielle, en 2002, pèse-t-elle encore suffisamment ? Pas sûr, même si l’ancien locataire de Matignon reste encore très respecté au sein de son ancienne famille politique. Comme sa voix de « sage » d’ailleurs auprès de ses amis socialistes. Qui en plus n’ont aucun intérêt électoral de déclencher une crise de régime en cas de seconde chute du gouvernement. Ce parti n’est absolument pas prêt pour une éventuelle nouvelle présidentielle et pas davantage pour des législatives anticipées au coeur de l’été. Il n’est pas impossible d’avancer qu’un « deal » a été passé justement entre « Lou Bayrou » et les dirigeants du PS afin qu’une telle hypothèse ne se produise pas. Qui, est-il besoin de le rappeler toutefois, ne peut-être décidée que par le chef de l’Etat.

Toujours est-il que cette dissolution toujours possible, pourrait être mortifère pour le parti à la rose surtout à quelques mois de l’échéance des municipales où le PS reste une force prépondérante dans nombre de villes. Contrairement à l’allié pour le moins très encombrant de la France insoumise, dont la présence est quasi inexistante à cette échelle électorale. D’où aussi l’importance ce dimanche du test « national » de la partielle de Villeneuve-Saint-Georges où l’un des plus turbulents de ses mauvais élèves, Louis Boyard, affronte deux listes de droite ! Un beau cadeau offert tristement à « Loulou » !

On a beaucoup parlé hier samedi du futur scrutin municipal dans l’Eure, où dans le microcosme politique, l’annonce de candidature à Evreux la veille par le porte-parole de « Reconquête », Jean Messiha, lors d’une galette des rois départementale du mouvement d’Eric Zemmour, dans la « Cité-jolie » a suscité, non pas un… »sentiment de submersion », cher à François Bayrou, mais bien plutôt un tsunami de commentaires très hostiles à son égard des oppositions actuelles (de gauche et macroniste) de la ville chef-lieu de l’Eure qui lui sont tombées à bras raccourcis! Ce qui en terme de communication peut-être considérée comme une erreur un peu prématurée, puisqu’elle a offert sur un plateau royal une tribune et une…fève exceptionnelles à l’intéressé, un haut fonctionnaire très médiatique, qui, très probablement, n’en espérait pas tant, même s’il dispose de grands relais chez ses amis journalistes des médias nationaux. Candidat en juillet dernier aux législatives à Neuilly-sur-Seine, il n’avait recueilli qu’un maigre 3 % des suffrages…

L’édile ébroïcien, divers droite, Guy Lefrand, prêt à un troisième mandat de maire, s’est bien gardé lui…jusqu’ à ce dimanche matin ( mieux vaut être prudent) de faire le moindre commentaire. Le temps ne presse pas !

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