« Va skier en Russie traitre ». Quelques pro-ukrainiens américains l’attendaient de pied ferme. Et pas sur les planches. Le « caniche » en plus extrême que son maître (mais si c’est possible) l’ont accueilli plus que fraîchement avec pancartes et banderoles au bas des pistes d’une station de ski dans le Vermont où il passait un petit week-end « tranquillou » en famille. L’un, le vice-président des Etats-Unis, privilégiant les pistes de poudreuse et le planter du bâton et l’autre le « boss » son terrain de golf. Au vert et tout aussi tranquille avec ses clubs, narguant en quelque sorte les Européens un « peu » eux mobilisés par la crise et une réunion au…sommet à Londres, en présence de Volodymyr Zelinski, ensuite reçu très courtoisement, à l’abri des caméras, par le roi Charles III, dans l’un de ses palais, à deux cents kilomètres de la capitale britannique.
Il y en a qui…bossent avec des handicaps qui ne sont pas ceux de la pratique du golf et pendant ce temps-là les « Laurel et Hardy » en beaucoup moins drôles de la Maison blanche, s’adonnaient à leurs loisirs préférés. C’est toujours mieux que lorsqu’ils « s’amusent » à nous faire peur comme vendredi ! Quel contraste des images entre le cortège de limousines arrivant sur le golf de Palm-Springs en Floride et celui de l’arrivée de la quinzaine de dirigeants et chefs d’Etat de la Vieille Europe, bien décidés à ne pas laisser le seul terrain au locataire du bureau ovale et de son « toutou » JD Vance. En quelque sorte l’équivalent d’une autre paire formée jadis par Poutine et son ex-valet du Kremlin, Medvedev, ancien président de la Fédération de Russie! Redevenu le pantin de « Vladi ». Qui lui reste muet ou presque depuis les « événements ». Ses ventriloques américains font le sale boulot. Comme dans le bureau du maître Trump humiliant son invité, le président ukrainien, comme un chef maffieux et si avare, selon lui, de remerciements. Un sinistre moment d’infamie où Zelinsky a cessé de danser sur le fil de fer diplomatique, quand, comme l’a écrit un journaliste canadien « pour ménager le pittbull et la chèvre et où il dit à la face de Trump, de Vance et des Trumpistes, que c’est bien dommage mais le responsable de cette guerre, c’est la Russie…Un jour, espère-t-il, quand la vérité aura repris ses droits, c’est son buste à lui, Zelinsky qui trônera dans le bureau ovale » , et non plus celui de l’ancien Premier ministre anglais, Winston Churchill, héros courageux de son temps pendant la Seconde guerre mondiale. Qui très probablement aujourd’hui n’apprécierait pas que son buste décore un bureau si mal occupé et fréquenté par un « triste sir (e) »…Qui lui n’est pas prêt d’être anobli par le souverain britannique dont chacun aura apprécié le geste symbolique de serrer la main de son hôte !
Actualité oblige il ne m’a pas été possible de commenter un autre moment pathétique de la…télé, cette fois-ci française, avec la retransmission de la cérémonie des Césars, toujours vendredi soir. Une prolongation du combat de catch américain de la « white house » diffusé quelques minutes plus tôt. Les dirigeants de Canal + dont ceux bien sûr de C.News ont du s’étrangler de rage lorsque ils ont assisté impuissants à la lecture du palmarès récompensant le « triomphe » des invisibles, si l’on excepte celui du sacre de Jacques Audiard remportant sept nouvelles statuettes et écrasant la concurrence (contre seulement deux cette nuit à Hollywood pour les oscars pour douze nominations) pour son film Emilia Perez. Avec son héroïne transgenre. Large triomphateur d’une soirée où l’un des grands favoris « Le comte de Monte-Cristo » n’a recueilli que des miettes, les trophées pour les décors et les costumes.
« L’histoire de Souleymane » avec dans le rôle principal un jeune non-professionnel, Abou Sangaré, réfugié guinéen à son arrivée comme clandestin en France et au destin incroyable, « révélation masculine de l’année », s’est taillée, à la surprise générale, la…part du lion avec quatre victoires et Karim Leklou et Hasfia Herzi, quasi inconnus du grand public et sacrés meilleurs acteur et actrice d’une bien pâle soirée. Comme trop souvent hélas. Heureusement que Julia Roberts, alias « Pretty Woman » toujours aussi « sublime » et notre frenchy, Franck Dubosc, à l’intervention drôlissime…pendant la remise de son mini prix, sont venus redorer le blason d’une cérémonie très poussive avec au final un palmarès très orienté. Politiquement…Comme d’habitude dans cet entre-soi d’artistes si bien-pensants dans des films sentant bon l’époque woke. Ce n’était pas vraiment « Pour le plaisir » le titre à grand succès du chanteur Herbert Léonard, disparu cette nuit à l’âge de 80 ans…