« Dans le Doubs abstiens-toi ». Ce jeu de mot, forcément douteux, fait florès dans l’imagerie populaire. La situation, en l’occurrence, ne s’y prête guère surtout à propos d’un jeune binational (français et allemand de 18 ans) originaire de Besançon, capitale à la fois du comté et de l’horlogerie. Ce n’est pas d’heures, mais de jours, hélas, depuis la mi-juin, où a démarré la guerre entre Israël et l’Iran, que l’on n’a pas eu de nouvelles de ce touriste franc-comtois parti faire un « road-trip » à vélo en…Iran. Pas vraiment la destination idéale pour faire du tourisme, alors que le régime des mollahs a pour habitude de s’être spécialisé dans les arrestations et les détentions arbitraires. Surtout lorsqu’elles sont d’origine française ! Une bien dramatique situation d’otages plus politiques que de droits communs, que connait depuis trois ans un couple de nos ressortissants qui plus est condamné à une peine très inquiétante de tentative de renversement du régime (rien que ça !) et d’espionnage au profit des services de renseignements israéliens.
Il n’est donc pas impossible que les barbus de Téhéran aient encore mis la main sur un « terroriste » à la solde de je ne sais quel état ! Les iraniens ne manquent pas d’imagination ! Plus sérieusement, en dépit des alertes ici et là, et notamment celles venant des autorités françaises, plusieurs de nos compatriotes, au péril de leur vie, ne cessent de braver des interdits et s’offrent une cure d’adrénaline dans des pays « défendus ». A charge bien sûr pour l’état d’essayer de les récupérer ! En tout cas l’inquiétude est grande chez les proches du jeune homme après cette disparition très inquiétante.
Entre nous, mais il faut bien sûr ne pas trop l’ébruiter, il existe tellement de destinations de rêve comme en témoignent cette enquête et ce sondage diffusés hier dans les colonnes de la « Tribune du Dimanche ». L’année dernière, on s’apprêtait à faire la fête olympique, une parenthèse euphorique qui, hélas est bien vite retombée, comme un mauvais soufflet, alors que nos compatriotes ne peuvent que constater l’état de dégradation de la France, dans bien des domaines. Avec des mots revenant en boucle: déclin, crise, dépression. Un spleen traduisant un autre chiffre celui-là cruel: quatre français sur dix ne partent pas et ne ne peuvent goûter guère au dépaysement estival. Pour cause de réalité économique.
Mais ne faut-il pas plutôt tout de même plus positiver, en dépit de cette foison de drames divers et de toutes ces guerres à l’échelle planétaire, en ce début de semaine de vacances scolaires. Avec le rêve que propose notre médaille d’or touristique mondiale, la France, en matière de destinations idéales. Qui font la part très belle à la mer et ses îles. Histoire d’y trouver un havre de paix pour y laisser ses soucis justement à terre ?
Pas très lointaines lorsqu’il s’agit d’opter pour le choix des français plaçant dans le carré de tête: l’Ile de Ré et sa voisine Oléron, vive la Charente-Maritime où il ne suffit que d’un pont où d’un bac pour relier ces terres de l’autre côté de l’eau et deux des perles de celles de Beauté, Ajaccio et Bonifacio et en cinquième position la cité des corsaires, Saint-Malo, devant La Rochelle, (pays du rugby et de Fort-Boyard ) sur la Côte d’Emeraude bretonne. J’ai la chance de connaître et même d’habiter cette ville depuis quatre ans ! Et d’être passé par les cinq autres lieux, dans un passé plus ou moins éloigné plébiscitées dans le top-dix du rêve de nos vacanciers, la Rochelle , Annecy, Biarritz, Noirmoutier, Saint-Jean-de-Luz. Et au-delà mais néanmoins dans le top 20, Chamonix, Arcachon, Quiberon, les Sables d’Olonne, ville où j’ai commencé ma carrière professionnelle et dont je reste très attaché, sans oublier bien évidemment, deux autres choix qui me vont droit au coeur qui n’est pas vendéen, celui-là, Calvi et Propriano, toujours en Corse. Cette île à la fois si loin et si proche du continent, riche de son patrimoine et pas seulement celui de ses somptueuses petites églises, de ses paysages contrastés entre mer et montagne, un duo tellement gagnant.
Ca doit aussi rester entre nous, mais l’Ile Rousse, la grande oubliée des premières places de ce palmarès, c’est tout de même autre chose que la médaille d’or, le pays rétais, même si les locaux ne la jugent pas « bling-bling ». Eux-mêmes pour quelques uns d’entre eux, ne viennent-ils pas pour ça, depuis des lustres, les Vincent Lindon, Vanessa Paradis, Patrick Bruel, Carine Le Marchand, Valérie Lemercier, et même côté politique comme depuis longtemps comme le retraité, Lionel Jospin, quelques unes de ces célébrités goûtant néanmoins à ce territoire entre mer et marais salants. Et pas seulement du côté d’Ars-en-Ré et la Flotte, communes les plus connues, où l’immobilier a tellement flambé. Un environnement, certes exceptionnel et encore préservé avec une image si naturelle que mettent en avant les vacanciers qui sont beaucoup moins attirés, pour différentes raisons, dont celles économiques, néanmoins par les stations et plages reconnues et illustres du littoral au siècle dernier du sud de la France. Désormais dans les profondeurs de l’océan du classement…Leur cote n’est plus la même sur la…Côte d’Azur, le premier classé seulement à la 17 e place restant Cassis et les calanques si proches de Marseille ! De quoi vous donner un appétit de…loup. La mouclade charentaise, c’est très bien, mais une bonne bouillabaisse, c’est pas mal non plus ! Si possible sans arête. Vive aussi la gastronomie et ses bons petits plats…Indispensables que vous soyez ou pas en vacances ou sur les fabuleux marchés de Provence. Et tous mes amis du Havre (les habitants de vieille date et même les plus récents) devront encore patienter ! Mais peut-être bien que leurs espoirs seront peut-être couronnés un jour avec le projet de jumelage entre la cité de la Porte-Océane et Venise. De quoi se…gondoler de faire partie des meilleures destinations touristiques à un proche…horizon ! Si cher à son édile local, Édouard Philippe…