Sa disparition brutale et pour le moment incomprise a fait l’effet d’un choc considérable au sein de la classe politique, pour une fois unanime et sur le même ton, hier à l’Assemblée nationale, où l’annonce du décès de l’ancien président du groupe LR dans l’hémicycle, le député Olivier Marlex, retrouvé mort sur son lieu de résidence à Anet, aux confins du département de l’Eure, a beaucoup marqué ses collègues parlementaires dont certains avaient les larmes aux yeux en apprenant la triste nouvelle. Des adversaires politiques parmi eux certes mais sensibles, c’est tout à leur honneur, des deux présidents Sarkozy, dont il fut l’un des collaborateurs à l’Elysée et Macron, que le député d’Eure-et-Loir ne ménagea pourtant pas depuis son installation à Bercy comme ministre de l’Economie sous François Hollande, puis au Palais présidentiel pendant ces huit dernières années, mais aussi le duo du Rassemblement national, jusqu’à même Manuel Bompard, le coordinateur de la France insoumise: « une voix singulière et un adversaire politique toujours respectueux ». Sans parler bien sûr plus légitimement de ses propres amis du camp républicain rendant aussi un hommage justifié et ému à ce serviteur gaulliste de toujours, marchant sur les traces de son père, Alain Marlex, ancien député du Cantal et secrétaire d’Etat aux Anciens combattants, le monsieur élections du RPR puis de l’UMP…
Ancien maire d’Anet avant d’en devenir son député en 2012, le pays du « cadeau royal » fait à Diane de Poitiers, la favorite du roi Henri II, celle que l’on appelait à l’époque dans les années 1550 comme « la presque reine ». Qui reçut plus tard un autre témoignage d’amour de son roi en recevant le sublime château de Chenonceau. Autant dire que l’intéressée avait bien mené sa barque ! Et son souvenir se perpétue en quelque sorte de façon ludique puisque ce « cadeau royal » d’Anet figure très souvent dans les grilles de mots fléchés. Quoi de plus naturel alors que l’arc était l’instrument de combat très utilisé lors de l’époque Renaissance et même plus tard !
Il appartiendra aux enquêteurs d’aujourd’hui d’essayer de cibler les circonstances de ce drame humain bien souvent inexplicable. Il a mis fin à ses jours par pendaison. Un acte personnel privilégié, même si l’élu très estimé tant à Paris que dans sa circonscription, n’a pas laissé de lettre expliquant son geste dernier. A ce jour, n’est-il pas lamentable de faire des hypothèses ou allusions les plus « dégueulasses » et indignes que nombre d’internautes ont déjà émises pour douter de la véracité de ce suicide. Hélas pas le premier dans les pages de notre histoire beaucoup plus troubles comme les suicides de Robert Boulin, retrouvé noyé dans un étang de la région parisienne, après une sale affaire immobilière dont il avait été accusé alors qu’il était toujours ministre et possible futur chef de gouvernement sous Valéry Giscard-d’Estaing, et Pierre Bérégovoy, sur les bords d’un canal dans sa bonne ville de Nevers dont il était le maire, le 1er mai 1993, quelques jours seulement après son départ de l’Hôtel de Matignon, après le désastre électoral du Parti socialiste de mars 1993 ! Suscitant là aussi une grande émotion dans le pays, surtout après la déclaration de François Mitterrand lors de ses obsèques dénonçant la « meute des chiens » des journalistes à l’origine de ce suicide…
Restons sur une note plus gaie, mais pas très fine pour autant que l’on doit à la députée LFI, Sofia Chikirou, cette dernière ayant reproduit sur son dernier tweet une image quelque peu ironique du maire de Saint-Amand-les-Eaux, Fabien Roussel, le secrétaire général du Parti communiste, dans le nord, saluant sur les bords de route la caravane publicitaire du Tour de France cycliste puis le peloton des coureurs, dans sa ville et comme par hasard au passage d’une vieille 2 CV à l’effigie de la marque « Cochonou ». Ca l’a bien faire rire ! De quoi s’attirer en revanche les foudres des soutiens de l’amateur des bons produits du terroir: « C’est le mépris d’un grand événement populaire, le mépris parisien de la France des villages et des petites villes traversés ». C’est vrai que cette moquerie bien grasse n’honore une fois encore pas son auteure ! Quand Chikirou rime bêtement avec « Cochonou » …Ca mérite bien pour l’intéressée son poids en saucissons pour la publicité offerte ! Pas sûr qu’elle apprécie pour des raisons de confession religieuse…