Une sortie en kayak à forts remous…et la loi Duplomb un peu dans le lac !

« America is back ». L’Amérique est de retour dans la langue de Molière. Combien de fois avons-nous entendu ce slogan martelé X fois depuis son retour à la Maison blanche en janvier dernier. C’est lui le meilleur ! Les Etats-Unis n’ont jamais été à pareille fête. Et encore davantage son vice-président, JD Vance, un dangereux réactionnaire qui vient de se faire prendre les deux mains dans le pot de confitures. C’est bien connu que plus on l’étale, ça dégouline et pas de la meilleure des façons pour l’intéressé.

Ils nous ont tellement « bassiné » l’un comme l’autre de leurs prouesses exceptionnelles depuis plusieurs mois avec leurs performances que celui qui est annoncé comme un possible successeur de Donald s’est autorisé un « petit » mais coûteux caprice personnel pour faire du kayak pour célébrer son 41 e anniversaire début août. Jusque là rien d’anormal. Mais Il n’a pas trouvé mieux, via les services secrets de son pays, et bien sûr aux frais du contribuable, que de demander aux services du Génie de remonter le niveau du débit du « Ceasar Creek Lake’, dans l’état de l’Ohio, jugé trop bas, afin de pouvoir s’adonner à son loisir et cette plaisante balade pour voguer pendant son excursion de quelques heures. Ca fait cher la sortie sur l’eau et ce d’autant plus que l’administration Trump ne cesse de couper dans les budgets et en particulier celui des parcs nationaux à la…hauteur de plusieurs milliards de dollars.

Cette virée aux frais de la princesse, espérons-le, lui coûtera cher mais cette fois-ci à titre personnel ! Il va lui falloir maintenant écoper…avec cette plaisanterie onéreuse !

C’est sans la moindre surprise que le Conseil constitutionnel a retoqué, comme attendu, hier soir, la mesure phare et la plus critiquée de la loi déposée par le sénateur républicain, Duplomb, à savoir la réintégration, sous conditions, d’un pesticide contraire à la charte de l’environnement. Un texte qui, à l’initiative d’une inconnue bordelaise, a suscité une vague de signatures sur une pétition au nombre de plus de 2 millions. Un niveau jamais atteint ! Qui de toute évidence a joué tout son rôle dans la prise de position…forcément et uniquement prise pour des raisons constitutionnelles. Qui oserait en douter ? Les défenseurs de l’environnement célèbrent ce qu’ils jugent comme une « superbe victoire » alors qu’à l’inverse la droite fulmine de la même façon que les syndicats agricoles. Le débat passionné ne va pas pour autant s’éteindre même pendant cette trêve parlementaire. Même si la substantifique moelle de ce texte a néanmoins été préservée et notamment celle liée à la simplification administrative tant réclamée par le monde agricole qui là obtient satisfaction. Les opposants ne voient bien sûr que par leur « victoire » de voir ce pesticide être rejeté…Les Sages ont en revanche considéré que la manière dont avait été adoptée » « n’avait pas méconnu la Constitution . « Quelques minutes après ce jugement, le chef de l’Etat a fait savoir qu’il promulguerait la loi « telle qu’elle résulte de la décision dans les meilleurs délais ». Ce qui n’ouvrira donc pas à un nouvel examen du texte comme le lui permettait la Constitution et le pressaient les opposants à la loi Duplomb, la bien nommée !

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