Et c’est reparti pour un tour de manège pas vraiment enchanté ! Bien avant un autre succès de la petite lucarne « Tournez manège » qui vient d’ailleurs de perdre ces dernières heures, son pianiste, Charly Oleg. Ainsi en ont décidé les députés à une très forte majorité (364 contre 194) . Échec au « roi » déchu de Navarre.
Je voudrais un billet pour Pau. Qui ne souvient pas du sketch du duo Chevallier-Laspales. Sauf que là le premier, François Bayrou, ne se retrouve pas face un drôle de guichetier de la SNCF pas encore en grève. « C’est vous qui voyez » Et là Francois Bayrou a surtout vu la porte de sortie se rabattre sur lui avec fracas. Retour à la case départ après quelques jours d’expédition des affaires courantes. Tant que le chef de l’Etat n’aura pas désigné son successeur à Matignon. Ça devrait être plus rapide que dans le passé pas si éloigné, vu l’urgence de la situation en dépit de son actualité internationale et son déplacement à l’ONU prévu le 22 septembre. La liste est longue avec toujours les mêmes et comme les dernières fois l’un des protégés de « Manu » Sébastien Lecornu. Qui, en cas d’échec , deviendrait vraiment le Poulidor de la politique. La « Poupou…réalité » en moins ! Même que la présidente de l’Assemblée nationale Braun-Pivet, ne se déroberait pas si le locataire de l’Élysée lui passait un coup de fil ! Quelle insupportable minauderie…comme la véhémence extrême hier dans l’hémicycle de Boris Vallaud lors de sa réponse de chef du groupe PS au Premier ministre. « Nous sommes prêts. Qu’il vienne nous chercher ». Il voulait bien sûr s’adresser au décideur final . Lui aussi se pousse du col pour lui succéder ! Quel bal grotesque des ambitieux prétentieux auquel participe aussi la « verte » Marine Tondelier.
Et quelle soirée de liesse pour le moins exagérée pour la gauche si divisée, mais tellement heureuse, bien souvent en petites grappes dans des rassemblements tellement spontanés, ici et là, sur le beau sol de France pour fêter l’heureux événement: la chute de Bayrou. Une chute provoquée il est vrai par l’intéressé avec cette lumineuse idée de réclamer un vote de confiance avant que la première ligne du futur budget ne soit examinée. Le maire de Pau n’a pas loupé son suicide politique. Faut-il s’en réjouir ? Pas vraiment. Quelle belle panade en perspective en terme surtout économique. N’en déplaise au peuple de gauche, qui, par l’intermédiaire de ses représentants parlementaires, qui comme un seul homme et une seule femme, ont renvoyé « Lou Bayrou » dans son diocèse béarnais. Il n’a pas manqué en effet une seule voix au sein du Nouveau front populaire pour congédier le Premier ministre. Quelle belle unanimité de façade lézardée . Tous derrière Jean-Luc Mélenchon. Ils crachent dessus mais ça passe crème lorsqu’il s’agit de mettre le pouce en bas dans l’arène aux fauves. A l’image du Rassemblement national, allié comme bien souvent de l’extrême-gauche. Auxquels se sont ajoutés cette fois-ci 13 députés républicains, soit un quart des effectifs dirigés par Laurent Wauquiez, qui n’avait pas imposé de vote tout en annonçant le sien: la confiance sans enthousiasme. Le président des LR mais aussi l’une des pièces maîtresses de l’ancien gouvernement, Bruno Retailleau, ne sort pas grandi de ce nouvel épisode de « bordelisation » collective et non plus limitée aux seuls insoumis qui n’ont qu’une idée en tête: la destitution du chef de l’Etat et dont ils veulent la tête dans la sciure de la révolution de leur souhait !
Ce n’est pas le slogan « Bloquons tout » qui aurait dû être mis en avant pour demain et les jours suivants, mais bien plutôt celui de « Débloquons tout » dans une France où les Français ne s’aiment pas…et même se détestent de plus en plus
PS: record battu pour la désignation du nouveau Premier ministre ! A 13 heures c’etait plié pour Bayrou et quelques minutes avant le 20 heures des JT c’était bon-enfin -pour l’ancien maire de Vernon à l’âge de 27 ans, puis président du Conseil départemental de l’Eure, Sébastien Lecornu. Avec son entrée à Matignon après huit ans de fidélité au chef de l’Etat. L’un des plus proches, depuis six ans ministre de La Défense. Chapeau l’artiste au parcours politique exceptionnel ! Et pourtant nos premières relations (je l’ai connu alors qu’il n’avait que vingt ans) ont été compliquées! J’en reparlerai évidemment demain…