Un début de campagne dans une ambiance de «  vendetta » chez les socialistes d’Evreux et de l’Eure !  

Et après on dira qu’il n’y a pas d’appétence pour le prochain scrutin municipal ! Ce n’est de toute évidence pas le cas à Evreux, chef-lieu du département de l’Eure. À gauche comme à droite. Déjà à bâbord avec trois listes bien estampillées sur ce positionnement politique avec des listes présentées par l’ancien maire radical de gauche, Michel Champredon, candidat à un nouveau mandat, son ancien adjoint aux finances, Gérard Silighini, sorti de sa retraite politique à l’invitation de Timour Veyri, l’ancien chef de file de l’opposition. L’ex-conseiller départemental est parvenu sur son nom à rassembler une partie de la gauche locale (très divisée) avec socialistes, « verts » et communistes dans l’ancien bastion de Rolland Plaisance et une nouvelle venue au niveau local et représentante de la France insoumise, Nathalie Chartier, qui fera donc cavalier seul ! Certains observateurs ébroïciens, très curieusement, me semble-t-il, y ajoutent un quatrième homme en la personne du chef d’entreprise et président du club de football local, Samuel Brigantino, très actif dans ce début de campagne, alors que ce dernier a, à ma connaissance fait plutôt état, avec quelques éléments de sa liste, plutôt de son opposition revendiquée au maire sortant, Guy Lefrand. Qui retrouvera également sur sa route la fille de l’ancienne députée RPR, Catherine Nicolas, Eugénie Petitjean, élevée au biberon familial du gaullisme avec Jean-Pierre Nicolas, ex-député-maire d’Evreux. Au nom du Rassemblement national et de son allié le nouvel UDR d’Eric Ciotti, qu’elle a rejoint après son départ des Républicains depuis la dissolution. Et peut-être, sait-on jamais, Jean Messiha (« Reconquête ») perdu de vue depuis son annonce médiatique de candidature il y a plusieurs longs mois…

Pour en revenir à la gauche locale, et plus précisément socialiste, on ne peut pas dire qu’elle traverse un long fleuve tranquille ! L’Iton déborde . Elle traverse elle aussi une sacrée zone de turbulences touchant son premier secrétaire de section ébroïcienne du PS, Louis-Samuel Pilcer, qui, il y a encore quelques semaines, se voyait jouer un rôle majeur dans ce scrutin et qui aujourd’hui se retrouve suspendu de ses délégations et de statut de simple adhérent du PS et confronté à son propre conseil fédéral de l’Eure , chargé d’étudier la mise sous tutelle de la section locale. Ça fait vraiment désordre d’autant plus que l’intéressé, jeune énarque lui aussi très ambitieux très proche du député PS de Louviers, Philippe Brun, élu premier secrétaire fédéral à la place de Timour Veyri, chef de l’opposition municipale de gauche, (ce qui a mis le feu aux poudres) a vu son amitié avec le parlementaire prendre une toute autre tournure. C’est désormais la guerre entre les deux. Louis-Samuel Pilcer cogne désormais contre celui, qui depuis sa prise de pouvoir fédéral « gère de façon autoritaire et brutale le parti » en dépit du large sourire qu’il montre à la télévision et dans sa circonscription. Il n’hésite pas à employer le terme de « vendetta » contre lui. Bonjour l’ambiance dans cette guerre des Roses euroise.

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