La belle affaire ! Jordan Bardella a déjeuné avec les patrons du MEDEF et certains en ont fait tout un plat ! Comme si c’était un événement de la première importance. Ce n’est pas la première fois et ce ne sera probablement pas la dernière. Même si l’ex-patronne du RN ne cesse de dire qu’elle n’est pas de droite…contrairement à son protégé susceptible de la remplacer à la présidentielle de 2027. Plus à même de dialoguer avec le syndicat patronal.
Ne manquant pas d’assurance, le groupe mutualiste de la MAIF ( qui représente tout de même plus de 4 millions de sociétaires pour un chiffre d’affaires de l’ordre de 5,8 milliards d’euros) par la voix de son président, a affiché clairement son opposition à participer à une telle rencontre et ne se mettra pas à table avec un représentant du RN. Pas question pour lui de partager entrée, plat principal et dessert éventuel avec un dirigeant du parti à la flamme et d’envoyer ainsi en quelque sorte un signal !
En revanche c’était ce matin la première fois que le président du Rassemblement national prenait ses distances officielles avec celui que sa patronne d’alors, Marine Le Pen, et même lui, faisaient les yeux doux au président des États-Unis. C’était alors le plus beau des plus beaux ( comme « Totor » Orban, le dirigeant hongrois lourdement défait aux législatives dans son pays aux ordres de Moscou ) avant surtout qu’il ne se lance dans l’aventure très compliquée et loin d’être aboutie d’une guerre avec l’Iran. Comme d’autres, allant dans le même sens du vent peu porteur, Jordan Bardella n’éprouve plus les mêmes sentiments à l’égard du « grand sachem du tipi blanc de Washington ». Il le critique désormais ouvertement en employant le terme : « d’erratiques » concernant ses résultats dans le conflit au Proche-Orient. Dont l’impact en terme économique en France est évalué par le grand argentier de Bercy entre 4 et 6 milliards d’euros. Pour le moment ! Une situation qui devrait conduire le chef du gouvernement, Sébastien Lecornu, ce soir, à annoncer, à la fois, des obligations en faveur d’aides nouvelles pour essayer d’amortir les hausses de carburants, mais aussi et surtout des économies budgétaires équivalentes pour compenser les répercussions de cette crise qui plus elle durera, creusera encore un peu plus le trou de nos finances…Les engins de terrassement ont hélas de beaux jours devant eux ! La double peine avec également la poursuite du conflit armé entre la Russie et l’Ukraine…Toujours plus!
Et pendant ce temps-là, l’ex-Premier ministre ministre, Gabriel Attal, participe à une large offensive médiatique sur les plateaux de télé et livre les bonnes pages de son livre «En homme libre » où il fait part notamment de ses histoires personnelles et privées faites de séparations et de retrouvailles avec l’amour de sa vie, ancien ministre et actuel vice-président exécutif de la Commission européenne. On est bien content pour lui « qu’il n’ait jamais perdu le fil » avec celui avec qui il a renoué, après la dissolution politique de 2024, et celle plus personnelle de son couple. Bof ! L’intérêt de cet effet de transparence n’est que très limité, me semble-t-il…