Certains signataires se limitent seulement à évoquer déjà le scrutin électoral de septembre prochain où les grands électeurs du département de l’Eure vont être appelés à réélire leurs sénateurs. Une élection à laquelle le Premier ministre ne participera pas. Ce qui ne l’a pas empêché toutefois d’appeler de ses voeux pour une liste d’union de droite et du centre à travers un courrier adressé à l’ensemble des maires de l’Eure. Le message a été visiblement bien reçu par une centaine d’élus tous partisans d’un tel rassemblement pour le scrutin le plus proche, puis les suivants, la présidentielle, législatives et régionales. Ce qui est une autre paire de manches et à délai plus long ! À chaque moment suffit sa peine.
Toujours est-il que tout le « gratin » départemental ou presque se retrouve derrière Sébastien Lecornu et le président du conseil départemental de l’Eure, de façon à éviter « la machine à perdre ouvrant à la perspective d’un second tour entre les extrêmes » lors de la «mère « des élections en 2027.
Si l’on excepte peut-être les deux sénateurs de l’Eure, le centriste Hervé Maurey et sa collègue républicaine Kristina Pluchet, tous les poids lourds, maires et présidents d’agglomération avec leurs adjoints et vice-présidents font bloc. Pour ne citer que quelques uns, relevons les maires d’Evreux, de Louviers et des Andelys, Gisors, Pacy-sur-Eure, Vernon, Pont-Audemer et Bernay, sont au rendez-vous de l’union avec Bernard Leroy, président de la CASE (l’agglomération de Louviers-Val-de-Reuil) entre autres, tous désireux « de ne pas se laisser dicter leurs décisions par les écuries nationales ». Ils reprennent en quelque sorte l’appellation de la majorité départementale réunie sous la bannière « Ensemble pour l’Eure ».
Un mariage de raison que beaucoup aimeraient bien retrouver dans le chef-lieu, Evreux, au cœur d’une nouvelle vive polémique amplifiée par les réseaux sociaux, ce week-end, lié, une fois encore, au comportement contesté et contestable du maire, Guy Lefrand, qui continue d’empoisonner le climat local avec ses oppositions, les grandes oubliées de la cérémonie d’hommage à la Déportation. Ça commence fort ce nouveau mandat ! Au grand désespoir notamment de la tête de liste du RN et de l’UDR, Eugénie Petitjean, qui, certes novice en tant qu’élue, n’est pas prête néanmoins à supporter l’accumulation de ces vexations et ce qu’elle considère comme un total irrespect de la démocratie républicaine à laquelle se rendent forcément (peut-être à l’insu de leur plein gré complices) les colistiers de l’édile qui pourraient au moins tenter de l’inviter à faire preuve de davantage de souplesse et de respect à l’égard déjà des trois quarts de l’électorat local qui, dans les urnes, a déposé un bulletin en faveur des trois oppositions finalistes ! Refuser la présence de ses opposants à ce genre de cérémonial du souvenir n’est pas tolérable en ce début de mandature déjà bien perturbé !