Ca promet pour ce soir autour du Stade de France à l’occasion de la finale de la coupe de France de football. L’un des plus mauvais publics de France (une nouvelle fois pointé du doigt avec un envahissement de son terrain pour l’ultime match de championnat conclu par un nul contraignant les Aiglons à un barrage contre les « Verts » de Saint-Etienne pour sauver sa place en ligue 1) va se retrouver, au niveau de ses supporters, opposé à celui souvent pris en exemple à raison. En l’occurrence ceux des « sang et or » lensois, seconds du championnat et déjà qualifiés pour la Champions Ligue. Un graal amplement mérité cette saison. A Nice, on ne chante pas et pour cause « le nord, c’était les corons » mais plutôt « au sud, c’est souvent les horions »
Toujours est-il que les pseudos supporters niçois qui font régulièrement la une dans le mauvais sens dans leurs tribunes de l’Allianz Arena, se sont offerts hier soir tard (vers 23 heures et plus) un « petit entraînement » dînatoire en participant à une rixe impliquant les leurs, au nombre d’une d’une centaine, dans le XX e arrondissement de la capitale et en bordure du canal Saint-Martin où ce cortège de violence a entraîné quai Valmy des affrontements violents ayant laissé 7 blessés dont un grave et une soixantaine de gardes à vue. Le maire écolo de l’arrondissement voisin, David Belliard, y a vu essentiellement un « groupe de militants d’extrême-droite se battant entre eux. Nous ne voulons pas d’eux ni de leur idéologie raciste » s’est-il déclaré. Cette finale classée à haut risque, dans l’attente à la fin du mois de possibles débordements lors de la soirée de la finale de la Champions Ligue disputée à Budapest et opposant le PSG au club londonien d’Arsenal, lui aussi gagnant de son championnat national, va imposer un lourd dispositif policier de l’ordre de plus de 2.000 fonctionnaires autour du stade de Saint-Denis. Espérons sans trop y croire, qu’il sera suffisant pour « contrôler » tous les potentiels voyous surtout animés par leur désir d’en découdre et ce quel que soit le résultat final.
Nul doute que le président du club de football ébroïcien, Samuel Brigantino, sera devant son écran, voire dans les tribunes en soirée du Stade de France…même s’il traverse depuis quelques jours des tourments professionnels. Celui qui est à la tête d’un groupe de 250 salariés, « Glass Express », a obtenu à sa demande que deux de ses holdings spécialisés dans le remplacement de pare-brise soient placées en redressement judiciaire, ce qui au total va toucher 80 de ses collaborateurs. En cause principalement une dette de l’ordre de 15 millions d’euros résultant des retards de paiement des compagnies d’assurances accumulées depuis 2024 et le premier trimestre 2026. Reste que ses plate-forme de distribution de Gravigny, près d’Evreux, Arras, Rennes, Tours et Troyes, restent opérationnelles. Et c’est bien là le principal. Le dirigeant ébroïcien, s’était lancé pour la première fois avec un certain succès dans la politique aux municipales dans la ville chef-lieu du département, où il a obtenu en mars dernier 30 % des suffrages au second tour dans cette quadrangulaire remportée par le maire sortant, Guy Lefrand.
Il est possible que la presse locale et régionale ne se serait pas emparée (certes de façon légitime) de cette info sociale et économique sans cette implication dans la politique locale ! Elle a évidemment son importance dans le nouveau paysage ébroïcien. On ne peut que souhaiter, déjà pour le maintien de l’emploi et la pérennité d’une entreprise performante jusqu’alors, que ces soucis de trésorerie, dus pour l’intéressé « aux pratiques commerciales menaçant gravement l’activité des réparateurs de vitrages indépendants » ne perdurent pas trop dans le temps…
PS: il est plus que probable que l’ancien directeur sportif du HAC, Mathieu Bodmer, depuis quelques jours démissionnaire du club doyen, n’aura pas mis beaucoup de temps pour retrouver un club. En l’occurrence celui du Stade malherbe caennais repris sans grand succès par un certain Kylian Mbappé il y a deux saisons. On peut s’interroger sur le fait que l’ancien président du club de foot d’Evreux descende de deux étages pour signer avec un autre club normand ayant certes fait partie de l’élite, mais aujourd’hui en troisième division nationale ! Il mérite bien nos encouragements. Mais les challenges difficiles, il les aime tellement…