Sa joie aura été de très courte durée ! À peine élu en mars dernier, certes avec une avance minimale de 10 voix, le seul maire d’extrême-droite de Seine-Maritime, Tony Lepretre, a vu son élection surprise être invalidée, hier vendredi, par le tribunal administratif de Rouen. Les juges se sont basés sur la constatation d’irrégularités au cours du scrutin et aussi surtout sur le faible écart de voix entre les deux listes adversaires dans cette localité de 10.000 habitants de l’agglomération havraise. L’une des deux communes avec sa voisine de Gonfreville-l’Orcher restée aux mains des communistes depuis plus d’une quarantaine d’années. D’où le séisme provoqué dans cette ville « rouge ». L’un des derniers bastions communistes dans une région marquée si longtemps par l’hégémonie et pas seulement qu’à gauche, de ce parti jadis ouvrier ! La tête de pont (il n’en manque pas dans ce secteur géographique ! ) d’une agglo rendue à la droite pour sa ville phare, Le Havre, en 1995 grâce à Antoine Rufenacht, puis conservée depuis 2010 par son successeur qu’il est inutile de présenter, Édouard Philippe !
C’est assez drôle, si j’ose dire, de constater que les communistes d’aujourd’hui à Harfleur vont bénéficier d’une seconde chance dans les urnes à une date encore inconnue , alors que bien souvent ils étaient accusés par leurs adversaires, ici comme ailleurs, d’avoir une certaine proportion efficace à réussir quelques petits bourrages d’urnes salvateurs ! C’est ça le talent de l’organisation. Toujours est-il que l’on ignore encore si le maire déchu, issu du mouvement des Patriotes, du « frexiteur » tendance complotiste, Florian Philippot, ancien numéro deux du Front National derrière Marine Le Pen, sera en situation de se représenter au scrutin municipal imposé par les juges administratifs. Et avec quelles chances, le cas échéant, de renouveler…l’impensable d’avant-hier ! Celui de battre une équipe conduite par l’ancien directeur de cabinet de l’ex-édile d’Harfleur…
C’est à un tout autre match et d’envergure nationale et même internationale dans un pays de l’ancien bloc de l’ouest soviétique à Budapest, capitale de la Hongrie , que le résultat, ce soir, sur le coup de 20 heures, aura des répercussions ou pas sur des troubles à l’ordre public hélas craints à Paris et dans sa proche région francilienne et même sur le territoire national. En fonction bien sûr de la victoire ou pas et du gain de sa seconde étoile sur le maillot du PSG lors de la finale de la Champions Ligue. Les autorités de la place Beauvau ont mis le paquet avec l’engagement de plus de 20.000 forces de l’ordre dont 8000 déjà prévues sur la capitale ! Qui sera dans ses…petits souliers à cette occasion. Oui au festif , mais non aux débordements provoqués par une minorité d’imbéciles qui ne sont en rien des supporters !