Que de propos lénifiants, toujours les mêmes « ce n’est pas possible qu’un tel drame ne se reproduise » après la découverte, hier jeudi, du corps de la petite Lyhanna, disparue depuis six jours du côté de Fleurance dans le Gers, où contrairement à l’un des films à succès tournés dans cette si belle région, « Le bonheur n’est plus vraiment dans le pré ». Les politiques, toutes tendances politiques confondues, se sont encore élevés à un haut niveau affligeant pour dénoncer le crime d’un malade sexuel, pourtant repéré. Que de dysfonctionnements pourtant enregistrés tant de la police que de la gendarmerie et de la Justice, cette dernière étant encore et toujours mise en accusation. Même si comparaison n’est pas raison, comment ne pas s’interroger devant le « pognon de fou » mis au au service de la Justice pour faire tomber et envoyer un ancien président de la République (même peut-être coupable de faits très répréhensibles) en prison et de l’autre laisser un prédateur très potentiel obsédé par les très jeunes filles, dans la nature. L’administration de la Chancellerie manquerait d’argent paraît-il ! Eternelle ritournelle !
Il est bien temps que le Premier ministre, Sébastien Lecornu, ait réuni ce vendredi matin ses deux ministres, garde des Sceaux et ministre de l’Intérieur pour se rendre compte qu’il y a bien eu depuis toutes ces années des dysfonctionnements criminels dans cette affaire. Mis en examen pour « enlèvement et séquestration » après la disparition de la fillette de 11 ans, enlevée à la sortie de son collège, l’homme dont l’une des deux filles était copine de la petite disparue, était passé jusqu’à présent entre les mailles du filet en dépit de plusieurs plaintes. Employé dans un lycée de la région, il y a quelques années, Jérome B, avait même été licencié pour des comportements « inappropriés » sur une lycéenne. La gendarmerie, en décembre 2017, avait déjà été alertée par la mère d’une élève dénonçant alors une relation suivie entre son adolescente de 17 ans avec cet homme alors âgé de 31 ans à l’époque. Et l’affaire classée sans suite. Son inquiétant profil l’avait même conduit à être visé par plusieurs autres procédures depuis. Sans lendemain. Jusqu’à vendredi dernier où les parents de la petite victime ont vu pour la dernière fois leur gamine vivante…Plusieurs témoignages concordent sur la dangerosité manifeste de l’intéressé, coupable visiblement de « chatouilles » notamment lors de soirées pyjamas auxquelles visiblement le présumé meurtrier s’associait chez lui…avec les amies de sa propre fillette, dont la petite victime. Sans que ces agissements ne soient portés à la connaissance des « bonnes personnes ». Hélas…
Il y acharnement et acharnement. Et cette fois-ci on peut confiance à la Justice pour en revanche « mettre le paquet » pour nuire à un candidat déclaré à la présidentielle. En l’occurrence Edouard Philippe. A propos toujours de la même affaire au double volet remise en lumière par les « fins limiers » journalistes de la presse nationale qui, après la plainte déposée contre lui par l’une de ses anciennes collaboratrices à la CODAH, pour « harcèlement moral, favoritisme et détournements de fonds publics » dans le cadre d’un possible conflit d’intérêt entre la collectivité et une association locale, un second front judiciaire (un bon « nonos » à ronger très probablement pour les médias) vient d’être rappelé, toujours lié à la première action en justice et alimenté (par vengeance ?) par la même plaignante sur l’accès à des documents relevant du secret médical dont elle aurait été victime. Des faits remontant à novembre 2022 à la suite d’un arrêt de travail de la même directrice générale adjointe de la communauté urbaine havraise et datant lui de son passage deux ans plus tôt chez…François Bayrou, à Pau. Son précédent employeur qui la congédia. Aussi. Avant qu’elle ne rejoigne la côte normande. Mais l’air iodé de la Porte océane, visiblement, ne l’a pas davantage satisfaite !