Est-ce la bonne enfin après une suite désastreuse d’échecs ?

Est-ce que c’est cette fois-ci la bonne ? Après déjà une quarantaine de certitudes officielles « déclamées » ubi et orbi » et à grands renforts de communiqués triomphants, par le président américain, sur la signature d’un traité de paix « imminent » entre Téhéran et Washington, mieux vaut être prudent. Il semblerait toutefois qu’en ce jour anniversaire (le quatre-vingtième) de l’homme à la casquette rouge, les lignes aient enfin bougé favorablement des deux côtés. Même si hélas le gouvernement israélien de Benyamin Netanyahou continue ses frappes de plus belle (façon de parler) sur le sol libanais. Ce qui n’est pas de nature à favoriser une fin de conflit au Proche-Orient qui a incité d’ailleurs le locataire du bureau ovale, hier, à pousser une « gueulante » bien crue dans son expression à l’égard de son allié hébreu. Qui pourrait ressortir au final très amoindri de cette signature officielle prévue normalement à la fin de semaine. Tout ça pour ça ! Quatre mois de guerre, des dizaines de milliers de morts, civils et militaires, une économie mondiale en lambeaux pour cause pour hausse vertigineuse des cours de l’énergie fossile et quel résultat au final ? Le sinistre et sanguinaire Régime iranien va-t-il même sortir renforcé de cette crise ? Ce n’est pas impossible. Quel désastre. Surtout pour son peuple. Toujours autant sous le joug meurtrier des Gardiens de la Révolution. Merci qui ? Les deux alliés américain et israélien n’ont pas de quoi être très fiers de la tournure de cet affrontement. Ce n’est assurément pas un triomphe et tout particulièrement pour Tel-Aviv.

Cet accord avec la poursuite des discussions techniques et diplomatiques prévues toute cette semaine et l’espoir d’une concrétisation sur une durée encore de soixante jours, prévoit la levée du blocus des ports iraniens et la réouverture proche du détroit d’Ormuz, sans lesquelles, bien sûr, la fin de la guerre ne serait pas possible. Il va en être question dès ce soir avec la démarrage du dernier sommet du G 7 de la présidence d’Emmanuel Macron (après Biarritz et une première fois aussi les bords du lac Léman, à Evian, où chacun, certes à juste titre, va tenter de se donner le meilleur rôle pour la réussite de cet accord et tout particulièrement du côté grand amateur de MMA, sport contestable s’il en est pour les valeurs qu’il dégage. Une cage avec ses lutteurs dont est il très friand jusqu’à en faire le « clou » de sa fête d’anniversaire organisée la veille dans le parc présidentiel de la Maison blanche. Quelques heures avant de prendre son avion pour la France et Evian ou normalement, ce sommet mondial s’achèvera mercredi en petit comité avec un invité très choyé, en la personne de Donald Trump, pour un festin royal au château de Versailles, où le président Macron, au tout début de son premier quinquennat « avait mis les petits plats dans les grands » pour recevoir son hôte venu de Moscou, Vladimir Poutine. Ca semble si loin et si près à la fois. Deux ans plus tard le maître du Kremlin faisait un pied de nez à son homologue autour « d’un tour de table » XXL (une distance ridicule ayant pour prétexte l’arrivée du COVID sur la scène internationale) avant de déclencher la guerre pour annexer quelques jours son voisin ukrainien. Et ça dure toujours. Pour dernière preuve cette nuit l’embrasement de la cathédrale orthodoxe de Kiev, bijou classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, suite à une énième frappe de l’armée russe sur la capitale ukrainienne ! Etait-ce bien nécessaire pour le chef de l’état français de recevoir avec autant de faste son « ami » américain qui ne cesse de la mépriser et tordre le cou à l’alliance militaire entre la France et bien sûr l’Europe et son pays ? Il y a de quoi être hélas très interrogatif d’autant que le « bonhomme » en fonction des événements, est bien capable, comme il l’a déjà fait précédemment, de reprendre son avion plus vite que prévu « Air Force One » et bouder la réception au dernier moment. Une foucade dont il est coutumier et l’éventualité toujours possible pour le président de la République française d’essuyer un nouvel affront de son si vaniteux invité…Capable trop souvent du pire et rarement du meilleur ! Le pire a déjà commencé hier « comme d’habitude » à chaque sommet du G7, par des affrontements violents, entre les forces de l’ordre helvétiques de Genève, sur les bords de l’autre rive, et les opposants tout aussi habituels à ces rencontres internationales entre les grands de ce monde !

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