« Patate chaude » mais aussi des raisons d’espérer…un peu !

Des 2002, le président Jacques Chirac mettait en garde l’ensemble de nos compatriotes. Mais pas seulement à l’échelle nationale: « Notre maison brûle et nous regardons ailleurs ». Une formule restée dans toutes nos mémoires. Enfin pour les plus anciens d’entre nous. Derrière les records du mercure, une évidence se montre à nous: la crise climatique est aussi devenue sanitaire et à mesure que le thermomètre va redescendre (c’est déjà la cas heureusement dans nombre de départements davantage privilégiés) l’ampleur dramatique de cette poussée de fièvre apparait comme le nez sur la figure. Pas très belle assurément. Les hôpitaux saturent, les établissements d’accueil de nos anciens suffoquent et les écoles révèlent leur totale inadaptation à la situation actuelle. La mécanique administrative ressemble davantage à une situation d’urgence qu’à une véritable stratégie payante. Payante, c’est le cas de le dire. Même si bien sûr on ne peut que se réjouir de l’effort exceptionnel annoncé par le Premier ministre, Sébastien Lecornu, lié à la livraison de ventilateurs en urgence à destination de nos hôpitaux, ces derniers parviendront-ils à leurs destinateurs dans un délai de temps raisonnable et surtout souhaitable ? La ministre de la Santé, Stéphanie Rist, interrogée ce matin, l’espère. Une formule pas très rassurante, reconnaissons-le ! Force est de reconnaitre que depuis quelques jours on se refile plutôt la « patate chaude » une expression vraiment de circonstance entre l’Etat et les collectivités territoriales et locales. Personne, à vrai dire, et à quelque niveau que ce soit, ne pouvait se cacher derrière son petit doigt. Les rapports s’accumulaient depuis des années, tous les plus inquiétants les uns que les autres. Mais ce n’était que des rapports destinés à être étudiés. C’est comme le fût du canon de Fernand Raynaud à l’époque du noir et blanc, il met un temps certain à refroidir !

Dans ce cataclysmique état des lieux, il existe tout de même quelques raisons d’espérer. Les climatosceptiques ont pratiquement disparu du paysage et du débat public. Même que l’amnésie semble avoir même gagné le Rassemblement national, pourtant encore à la pointe du combat, il y a peu, pour contester tous ces dérèglements climatiques. Changement de ton dans ses rangs.

On a même vu, ces derniers jours, le maire de Carcassonne du balcon de son bureau à la mairie arroser copieusement avec son tuyau les syndicalistes venus sous ses fenêtres pour manifester contre sa décision de fermer la bourse du travail. « Charmante » et irrespectueuse (une de plus depuis son élection comme édile) provocation. Et après on dira que le RN ne se préoccupe pas de l’état de fraîcheur de certains de ses administrés. Je plaisante. Bien sûr…Et pour bien marquer le coup du jet d’eau, il s’est forcément mis en scène sur les réseaux sociaux, fier de son initiative. Pas mal pour un ancien vigneron qui ajoute de l’eau à son vin ! Surtout contre les…rouges de la CGT !

Plus sérieusement, il semblerait aussi, c’est un progrès, que les émules français de Donald Trump qui ne cesse pourtant toujours de parler de balivernes, aient enfin mis une sourdine, comme les journalistes militants ouvertement climatosceptiques…C’est toujours ça de pris. Encore faudrait-il que cette prise de conscience, toujours trop tardive, débouche sur des actes concrets. Et ça ce n’est pas gagné dans une planification (pas seulement financière) laissant à désirer. Notre beau pays a du mal à s’adapter de la canicule à la dette ! Et attention à la surenchère de certains partis politiques. L’exemple le plus frappant ces derniers jours, on le doit à la verte secrétaire des « écolos » Marine Tondelier, toujours à la hauteur lorsqu’il s’agit de proposer des idées saugrenues. Sa dernière en date étant l’initiative d’un congé climatique de cinq jours. Qui paierait cette lumineuse addition ? Toujours travailler moins pour gagner plus. Encore une belle foutaise. Alors que le coût économique de cette grosse dizaine de jours…d’effroi climatique, va autrement être plus conséquent en milliards d’euros pour nos finances que le coût que représenterait des ajustements en matériels de défense contre les fortes chaleurs appelées de plus en plus à se renouveler dans le temps. Voilà ce que nos compatriotes sont en droit d’espérer de leurs politiques pour venir au secours de nos plus fragiles…et pas tous ces slogans plus ou moins faciles où la surenchère est maîtresse !

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