La maison brûle et les…cuisses des géants de la route aussi !

Vous avez aimé celle d’hier, vous devrez adorer celle d’aujourd’hui samedi. À partir de Bourg-d’Oisans à destination de l’Alpe-d’Huez pour une seconde journée consécutive avec un final dantesque et l’arrivée toujours dans la station iséroise ! Après la bagatelle de 5.450 mètres de dénivelé et trois cols hors catégorie. Certes il n’existe plus depuis le début le moindre suspense avec le slovène Pogacar pour le maillot jaune. Ce qui en revanche n’est pas encore fait pour la troisième marche du podium que peut encore, pour son premier tour à 19 ans, atteindre le prodige français, Paul Sexas, quatrième à 24 secondes du mexicain Del Toro ! Une misère possiblement effaçable dans l’ultime étape de Montagne avant l’arrivée demain dans la capitale. Et pas celle que chantait l’immortel Jean Ferrat ! Que la montagne est belle lorsqu’on n’est pas contraint de la gravir…et 116 ans après l’un de ses premiers vainqueurs, Octave Lapize, faut-il se remémorer cette phrase historique hurlée aux oreilles des patrons de la Grande boucle: «  Assassins, vous êtes des assassins » en franchissant le col pyrénéen de l’Aubisque. Un cri de colère qui allait le faire rentrer dans la légende sur un vélo de plus de 15 kilos.

Un monde par rapport à la légèreté de ceux d’aujourd’hui ! Et lorsqu’on y ajoute le port…de la moustache que portaient avant-guerre pratiquement tous les coursiers de l’époque, vous imaginez le poids total des géants de la route sur des chemins que l’on appellerait de nos jours des routes réservées aux chèvres, en altitude après 350 à 400 kilomètres parcourus par étape !

Alors évidemment et j’en conviens parfaitement cette actualité sportive avec un menu des plus indigestes, les cols de la Croix de fer, le Télégraphe…bien éloigné des moyens de communication modernes, et le sommet du Tour, le Galibier, cela nous éloigne bien sûr d’une autre actualité brûlante. Et apocalyptique que de voir la…France en feu et plus particulièrement nos si belles régions du Bassin d’Arcachon et des côtes landaises et varoises. Des incendies monstres et déjà plus de 110.000 personnes évacuées, rien qu’en Gironde, jusqu’aux portes de sept communes de la métropole bordelaise à leur tour menacées par les flammes de ces feux de forêts jamais autant dévastateurs et insatiables. « Notre maison brûle en quelque sorte » et la fatalité s’est éloignée de la zone Méditerranéenne pendant de longues décennies la plus touchée…La traque aux incendiaires et hélas aux pompiers pyromanes (il en existe) ne doit pas nous faire oublier notre retard face au changement climatique et notre manque d’adaptation aux moyens techniques dans un pays qui peut s’embraser partout. Et même au nord…

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