Même si le coup est très rude et toujours selon lui, inexpliqué et inexplicable, le député Philippe Brun a répondu hier soir quelques heures heures seulement après son éviction à la fois du PS et de la primaire à gauche pour les présidentielles, sur un ton très offensif lors de sa conférence de presse ! Il n’entend pas « être victime d’une condamnation à mort politique scandaleuse » de son propre parti. Il conteste de la façon la plus ferme la décision prise mardi soir et de façon très tardive (à 23h57 !) par la direction nationale du PS qui, à l’unanimité moins une opposition et trois abstentions, à titre conservatoire, le prive de s’aligner…de façon définitive, sur la ligne de départ de la primaire. Il dénonce dans le même temps la méthode et la temporalité. Une temporalité qui, de toute façon, même s’il compte saisir la commission des conflits du parti à la rose, l’empêchera, en dépit du fait qu’il avait tous les parrainages nécessaires pour se lancer dans la bataille de ce « départage » au sein de la gauche sociale-démocrate. Ils seront donc cinq et non six, sur la ligne de départ…
Présumé coupable par ses petits camarades socialistes de « violences physiques et de harcèlement » à l’encontre d’une collaboratrice parlementaire, qu’il a licenciée en juin pour « faute grave » le député de Louviers-Val-de-Reuil passe à l’attaque en annonçant son intention de déposer des plaintes contre ses accusateurs dont son ex-collaboratrice (encore que cette dernière à sa connaissance n’ait pas déposé la moindre plainte) et son parti. Pour la première, il inverse le poids de la charge à l’accusant elle de harcèlement alors que contrairement à ce « qui a pu être colporté » ici et là il n’a jamais eu de liaison avec elle. Quand le déballage médiatique prend une tournure un peu plus de la sphère privée ! Au final Philippe Brun, très atteint par cet événement, accuse, sans la moindre ambiguïté ses « amis » de la direction socialiste d’avoir utilisé ce dossier de différend professionnel pour se débarrasser de lui ! Il va sans dire que cette éviction a fait l’effet d’une « bombe » depuis hier dans la 4 e circonscription de l’Eure mais pas seulement puisque cette annonce a suscité une grosse vague au sein même de son…ex famille politique !
Ca fait aussi très désordre surtout dans cette actualité…très riche en matière de difficultés économiques touchant de plein fouet plusieurs de nos professionnels comme les agriculteurs et désormais pêcheurs et des millions de nos compatriotes étranglés par la flambée de prix des carburants !
Le banquier de gauche et candidat éventuel à la présidentielle, Matthieu Pigasse, s’est fait épinglé sévèrement par le « Canard enchaîné » dans sa dernière livraison, pour son séjour pharaonique estival sur l’île des milliardaires entourée des eaux turquoises des Caraïbes, pendant 19 nuits de rêve dans une propriété ultra-chic de plus de 2000 mètres carrés aux îles Moustique. A plus de 130.000 euros, la semaine, sur catalogue, auquel il faut ajouter une belle somme, ça pique énormément. Ca choque d’autant plus que ce magnat revendiquant sa « gauchitude » comme dirait « Ségo » Royal, du groupe de médias Combat, avait osé, à son retour de vacances, aux Universités d’été des écolos à Grenoble, s’exprimer comme étant un représentant du « Tiers état, même si dans un certain sens, j’ai acquis un certain nombre de privilèges ». Un peu mon neveu ! L’homme de médias qui s’affichait encore le dernier week-end à la Fête de l’Huma avait « dézingué » le PS et prôné une « rupture radicale de gauche » . « Ma vie privée ne regarde que moi et je dispose librement de mon argent ». Certes, mais il y a des limites dans ces cas-là à défendre le pauvre prolétaire, qu’il soit de gauche ou de droite et surtout d’extrême-gauche comme lui !