Ca sent vraiment le…Sapin pour un pluralisme de plus en plus interdit !

Son nom Sapin. Charles de son prénom, et pourtant nous sommes encore très éloignés de l’arrivée du sapin de Noël ! Sa présence sur les antennes de « France-Inter » n’aura pas excédé deux petits dimanches. Le temps pour la rédaction du service public de sortir violemment du bois et de réclamer à…cor et à crie le renvoi de cet éditioraliste dit d’être extrême droite pour occuper un petit siège de commentateur politique une fois la semaine, le jour du seigneur ! C’en était trop déjà pour le pluralisme à géométrie non variable (où seuls ou presque les « gauchos » et les très spirituels comiques ont droit à la parole sur les ondes de « Radio-France »). Cette embauche avait suscité à la fois un fort émoi de 300 signataires (artistes, journalistes habitués à pétitionner) et à faire grève, dès son arrivée. Leur direction leur a donné raison en s’inclinant bassement devant cette exigence inqualifiable. Qui, bien sûr, ne pouvait qu’entraîner colère et indignation au sein tout particulièrement de la famille politique de droite et d’extrême-droite, qui, pour une fois, se sont entendus comme « larrons en foire » pour dénoncer «  ce petit théâtre de l’antifascisme hélas choisi quant à son financement par nos impôts » l’expression choisie par Bruno Retailleau ou « une chasse odieuse » selon la sainte voix de Marine Le Pen « confirmant la soumission de la chaîne du groupe public aux pires groupuscules ». « Cette dérive doit s’arrêter au plus vite », avait ajouté ces dernières heures le « petit Rico » (Ciotti) de Nice.

Un florilège évidemment incomplet des justes retours de la droite et de l’extrême-droite à l’égard de cette éviction alors que, tellement magnanime, la direction, transformée en carpette, avait proposé de transformer cet édito en débat. Une proposition refusée tout aussi sûrement par l’intéressé passé dans sa carrière par des journaux pas vraiment partisans et défenseurs de la droite extrême, comme le « Figaro » ou le « Point ». Avant que suprême scandale, il est vrai, il ne s’engage ces dernières semaines pour « Valeurs actuelles » où il occupe les fonctions de directeur adjoint, un magazine bien marqué lui dans sa ligne éditoriale par ses valeurs un peu plus extrêmes ! Et alors ? Cela méritait-il pour autant un tel ouragan ? Qui plus est très probablement contreproductif comme bien souvent. De là néanmoins à parler « d’un martyr » selon ses défenseurs, il y a peut-être un abus de langage ….et un pas que l’on ne franchira pas.

Et pendant ce temps-là les médias ne cessent d’évoquer, non sans raison, mais peut-être de façon un peu exagérée de la fracture et de la facture des prix à la pompe, un si cher problème économique qui, très vite, pourrait devenir un gros problème d’inégalité avec une France à deux vitesses (même si au ralenti) entre ceux qui ont besoin de rouler et les autres ! L’exécutif patine à l’image de millions de millions de nos compatriotes ! Mais pas de la même façon…

Aussi pourrait-on reprendre ce conseil amusé, mais évidemment caricaturé du chef de l’Etat: « C’est inutile de traverser la rue, dans un dessin humoristique paru hier dans la presse nationale, mettez-vous en télétravail compte tenu du prix du carburant ». Les occasions de rire (un peu) ne sont pas légion en ces temps de crises au pluriel ! Encore que je ne sois pas assuré que ça fasse beaucoup rire dans nos chaumières…

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