C’est une histoire de fous ! Quoi de plus logique lorsqu’on évoque la ville de Charenton, qui, pendant très longtemps, fut surtout connu pour son asile d’aliénés. Du « Parcoursup » , honni et vecteur de tant de révoltes lycéennes et étudiantes réclamant la mort de cette sélection au parcours des manifestations dans la capitale ce samedi, il n’y avait qu’un grand pas. C’est finalement vers 2 heures du matin, que le Conseil d’Etat a donné raison au ministre de l’Intérieur qui dans l’après-midi avait échoué à faire passer son trajet de la porte de Bagnolet à la porte de Charenton devant le tribunal administratif. Un itinéraire périphérique comme le semaine dernière qui, a priori, était beaucoup moins anxiogène et à forts risques de casse et de violence que le traditionnel cheminement de Bastille à Nation, qui avait la préférence des organisateurs de la CGT, habitués à ce circuit. Plutôt que celui des grands boulevards des Maréchaux où les commerces se font plus rares. Evidemment c’est beaucoup moins porteur pour les petites frappes et ceux qui finissent le sale boulot en pillant les boutiques.
C’est quand un même un monde…de fou que la décision finale n’appartienne pas le cas échéant aux autorités de ce pays et que ce soit une juridiction administrative qui essaie de dicter sa loi, fut-elle celle de justice ! Dont l’impartialité peut susciter quelques réserves . Qui nuitamment n’obtint pas satisfaction. L’avenir très proche nous dira si c’était le bon choix. En attendant ce ne sont pas les commerçants se trouvant sur le chemin pavé de très mauvaises intentions pour des milliers de voyous qui ainsi vont être privés, souhaitons-le, de leur sport préféré, qui vont se plaindre de cet ultime changement. Ils ont déjà assez payé le prix cher le 17 octobre dernier. Une modification de dernière heure subie aussi au grand dam bien sûr par des organisations syndicales qui forcément crient à l’empêchement de manifester sur le terrain de leur convenance, voire même à la dictature pour la jeunesse qui n’entend pas se soumettre et a d’ores et déjà appelé au maintien des blocages, dès mardi, aux portes des établissements scolaires. Les plus irréductibles n’en ont que faire d’empêcher leurs « congénères » à suivre normalement leur scolarité mise en sommeil depuis plus d’un mois. C’est vrai qu’ils sont si savants qu’ils peuvent se le permettre.
Et pourtant le curseur des désordres attendus est monté très haut ces dernières heures où plusieurs sites de la Toile ont appelé à de véritables insurrections et violences urbaines et promis une « Nuit des ténèbres » pour être raccord avec la célébration de Halloween. Le calendrier tombe décidément très mal alors que nombre de participants vont se dissimuler derrière des masques et autres grimoires. Pour tenter d’échapper aux forces de l’ordre s’ils se rendent coupables d’exactions. Du balai les sorcières appelées à jeter des sorts sur leurs victimes, à qui elles ne vont pas demander que juste des bonbons chez les commerçants ! Leurs exigences seront toutes autres lors d’une journée au désordre XXL dans les rues de la capitale et sur l’ensemble du territoire devant vivre un probable troisième acte ouvert à toutes les folies destructrices. Restons positifs: le pire n’est peut-être devant nous…Il faut toujours y croire ! En dépit de signes alarmistes que l’on a entendu en provenance de la place Beauvau…