Le pouvoir en attendait le pire, mais celui-ci, comme je l’évoquais et espérais hier, ne s’est pas produit ! Pour autant faut-il se satisfaire de toujours voir et revoir avec la même horreur, ces mêmes images de violence extrême opposant, à la dislocation de ces manifestations (qui globalement se sont bien passés ce dernier samedi ) , les forces de l’ordre et les milliers de casseurs qui ne viennent que dans ces cortèges et à la fin que pour se « payer » du flic. Jusqu’à même se rendre coupables de tentative d’homicide comme ça été le cas en fin d’après-midi, du côté de Charenton, où le capitaine d’un escadron de la gendarmerie mobile, a été blessé à la jambe et deux de ses hommes, eux aussi touchés par le jet d’un engin explosif dans leurs pieds, un cocktail molotov, lancé par l’un de ce abrutis « aliénés » dont la volonté de tuer était de toute évidence apparente ! Bien que brûlée, et après un léger temps consacré à des soins, la victime est retournée au…combat. Ca en dit long sur l’abnégation de tous ces « bleus » pris pour cibles vivantes, risquant leur peau pour éviter que la nation ne sombre définitivement dans le chaos. N’en déplaise à tous ces politiques et brebis galeuses de l’extrême qui repus par la haine du flic refusent toujours d’ouvrir les yeux. Ce qui ne justifie évidemment pas, devrais-je me répéter, toutes les « bavures » toutes regrettables qu’elles puissent être, dont se sont rendues coupables les forces de l’ordre confrontées toutefois à ces désordres et à des agresseurs dont la violence ne cesse de grimper à une hauteur jamais atteinte !
Faut-il croire encore néanmoins à un sursaut de « raisonnabilité » d’une partie de toute ces représentations étudiantes et lycéennes (susceptibles néanmoins de se diviser dans un avenir rapproché) qui pourtant entendent remettre le « couvert » dès jeudi dans le cadre d’une action de revendication nationale avec les syndicats, où comme lors les deux derniers samedis, les parties prenantes vont déjà se battre et à coup de référés sur le sujet des itinéraires des cortèges à travers les rues de la capitale et des principales villes du territoire. C’est bien connu que la France est un pays de dictature. Ce que ne semble pas attester les chiffres du nombre de manifestations autorisées toute l’année. Nous sommes et de très loin les « meilleurs marcheurs protestataires » au monde dans ce domaine. Alors même si certaines d’entre elles sont excentrées, comme les dernières, un peu en périphérie, le mal est moindre. Surtout pour les milliers de commerçants qui ont eu à pâtir des exactions de ces hordes de sauvages.
C’est aussi le crise sur un tout autre terrain, celui du sport, où le club doyen du football français le HAC a connu hier sa révolution de palais. Si l’on pouvait imaginer que les jours de l’entraîneur à la tête du club havrais, Didier Digard, ne tenaient plus qu’à un fil, après ce début de saison calamiteux, deux petits nuls et sept défaites dont la dernière sur le score de 5 buts à 1 au stade Océane face à l’ogre parisien du PSG, le départ de son président, Jean-Michel Troussier, l’un des grands artisans de la reconstruction du HAC depuis quatre ans, la montée puis le maintien ces deux dernières saisons au sein de l’élite, ne semblait pas au goût du jour. Et pourtant ce dernier en opposition au principal actionnaire du club, le groupe américain Blue Crow Sports Group, dans son choix de virer le coach des « ciel et marine » a préféré mettre de mettre les voiles, comme les skippers de la Route du Rhum ce dimanche en partance de Saint-Malo pour rejoindre la Guadeloupe, en solidarité avec son ancien entraîneur désormais, avec un club en réel danger. Sans argent (on peut se questionner et ce n’est pas nouveau sur l’apport financier qu’a apporté depuis son arrivée le groupe ricain !) et criant misère depuis trop longtemps avec des renforts à la hauteur de l’enveloppe disponible, même si le recrutement apparaissait malin au tout début de la saison) la catastrophe industrielle est survenue avec une défense aux abonnés absents et deux gardiens de but remplaçants le titulaire blessé jusqu’à la fin de la saison hélas, à des années lumière de leurs prédécesseurs. Et pourtant le club de la Porte océane en a connu des très bons derniers remparts ! Solides comme les « vieux » vestiges de la cité corsaire malouine ! Un autre temps bien révolu. L’avenir est loin d’être radieux sur les bords de la Manche avec cette méga crise, qui va aussi entraîner le départ de plusieurs dirigeants et cadres dans les prochaines semaines. La grande lessive ne fait que commencer…après déjà le départ regretté de son directeur sportif, Mathieu Bodmer, avant l’été et la reprise du championnat dans un autre club normand en reconstruction, le Stade Malherbe caennais. Pourtant seulement au niveau trois du football français appartenant au capitaine de l’équipe de France, Kylian Mbappé, qui en tant que propriétaire du SMC (bien trop éloigné et pas seulement géographiquement) n’a pas été plus brillant que ses…récentes positions politiques et ses errements, que dans son management… Que ce soit au Havre, ou Caen, il ne fait pas bon de confier les destinées d’un club professionnel à des dirigeants qui très probablement ne sont pas aptes à « barrer » leur navire, surtout pas forte tempête !