Pour gagner « la mère de toutes les batailles »

La réforme de la fonction publique ne constitue-t-elle pas « la mère de toutes batailles » pour l’exécutif? Pour reprendre une réplique de Régis Laspales « certains ont essayé… »

On connait la suite. Et elle n’a jamais été mise à exécution faute de courage. Le gouvernement d’Edouard Philippe réussira t-il là où ils ont tous renoncé ou échoué ?

Les tenants de l’immobilisme-en premier lieu les syndicats -ont déjà déployé leurs slogans et banderoles originales pour combattre cette réforme. Haro sur davantage de flexibilité, la fin du contrat à vie, la perspective de la contractualisation des contrats…On ose même pas parler d’une récente étude mettant en lumière le fait que 17 % des fonctionnaires ne faisaient déjà pas leurs 35 heures. Une « paille » lorsqu’on sait que 4,2 millions d’agents travaillent dans la fonction publique d’Etat et territoriale.

Faut-il garder en mémoire la promesse électorale du candidat François Fillon aux présidentielles lorsque celui-ci voulait supprimer 500.000 postes! Et Emmanuel Macron 25.000. Un dernier objectif des plus modestes déjà difficilement atteignable à l’issue de son mandat.

Reste que ce pari de la réforme est impérieux pour faire sauter les verrous. Qui peut-être aussi hostile, entre contrepartie, à une meilleure rémunération des fonctionnaires, qui, loin s’en faut, ne sont pas tous des fainéants Une caricature débile et trop facile!

L’harmonisation privé-public pour l’âge de départ à la retraite est tout aussi impérieuse, même si la aussi la bataille s’annonce sévère. Bon courage!

Et en même temps, deux courageux secrétaires d’Etat ont décidé de prendre leur distance avec le gouvernement pour se déchirer à belles dents pour le plus grand profit des Parisiens et Parisiennes. Un départ qui fait un peu désordre dans la Macronie, même si Paris, on le sait, vaut bien une messe. La messe, en l’occurrence, n’est pas dite pour le choix du leader. N’aurait-il pas été plus judicieux que le chef de l’Etat tape sur la table et siffle, avant, la fin de la récréation surtout que cette soif de pouvoir concernait notamment deux de ses sous-ministres.

Que penser également des déclarations de l’ancien conseiller du président, Ismaël Emilien, instillant le doute sur la volonté de son ex-patron de se représenter en 2022.

Un propos teinté d’un soupçon d’inélégance et d’absence de classe. « On s’en va et on cause ». « Merci pour ce moment » pour reprendre le titre du livre à succès d’une ancienne compagne de président! On est toujours trahi par les anciens ou anciennes!

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :