Pas d’oseille pour les cigales!

Après la vague des cagnottes « jaunes », place au « politique-thon », la nouvelle arme des partis pour faire rentrer du « cash »dans des caisses de plus en plus vides. Pour cause de déroutes électorales et fuite des adhérents. Ce n’est évidemment pas le cas pour le parti au pouvoir, la République en marche, dont le trésor de guerre peut lui permettre de tenir jusqu’aux prochaines élections nationales. Et pour le Parti socialiste jadis très riche, tant au niveau de ses électeurs que de ses militants et aujourd’hui sauvé, non pas électoralement mais en raison de la vente de son siège historique de Solférino.

Cet appel à la générosité du bon peuple de sympathisants (souvenons-nous du célèbre « Sarkothon ») tient aussi son explication dans le fait que les banques françaises ne prêtent plus à cette armée de cigales. Ca peut paraitre étonnant lorsque cette interdiction frappe un parti comme le Rassemblement national assuré de franchir le seuil des 3 % de suffrages aux prochaines Européennes. Ce qui a conduit Marine Le Pen à lancer une souscription nationale. Un « à votre bon cœur » auquel a souscrit aussi son homologue des Insoumis qui ont déjà recueilli plus d’un million et demi d’euros.

C’est finalement assez rassurant que le bon peuple que l’on dit « vent debout » contre les partis politiques vienne à leur secours et ce quelle que soit leur chapelle d’origine.

Il est peut-être dommage que le projet de création d’une banque spécialement consacrée au financement des campagnes électorales n’ait pas survécu au départ de l’éphémère Garde des Sceaux, François Bayrou. La démocratie n’en aurait pas souffert. Bien au contraire.

Et pendant ce temps-là, l’ensemble des partis de l’opposition au Sénat et à l’Assemblée Nationale (une grande première dans la V e République) fait cause commune pour lancer un Référendum d’initiative partagé (initié sous la présidence de Nicolas Sarkozy) en hostilité à la privatisation des Aéroports de Paris. Nos éminences sont vraiment frappées d’une sacrée amnésie. N’est-ce pas Boris Vallaud (le mari de Najet), aujourd’hui député socialiste, mais hier directeur de cabinet d’Arnaud Montebourg qui lança précisément un programme de privatisation de plusieurs aéroports de Province dont celui de Toulouse.

Et que dire encore des anciens de l’UMP. Nos « républicains » d’aujourd’hui auraient-il oublié que c’est sous la gouvernance de Jacques Chirac et sur l’idée de son Premier ministre, Dominique de Villepin, que le patrimoine national des autoroutes fut bradé au privé. Là aussi pour faire rentrer de l’argent frais comme aujourd’hui.

On peut être lassé, pour ne pas dire davantage, de cette lassante posture politicienne!

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