Le temps des marrons chauds pour deux boxeurs!

Une véritable escalade verbale entre le tenant du titre et le challenger! Que l’on veuille ou non, le parti de Marine le Pen est bien le vainqueur sortant de la dernière élection et son challenger, le chef de l’Etat, n’existait…même pas. Politiquement.

Les coups redoublent dans le dernier round. Impitoyable. Un corps-à-corps à bonne distance géographique toutefois puisque Emmanuel Macron a décroché ses crochets du pays basque et plus précisément à Biarritz, où il se trouvait pour un état des lieux avant le G7 de la fin août, alors que sa rivale, participait à la démonstration de force des populistes à Milan. A proximité de l’illustre Scala, où la cheftaine du Rassemblement national a donné de la voix et du geste, telle une diva de la scène, pour distribuer les uppercuts. Pour fustiger la bilan jugé « terrifiant » de celui qu’elle invite à quitter sans délai et sans ménagement l’Elysée, si le sort des urnes ne lui est pas favorable. C’est fou ce que nos politiques, de tous bords, font preuve d’une coupable amnésie lorsqu’ils oublient leurs propres échecs électoraux les plus sévères. A-t-elle oublié, entre autres, son pitoyable débat de l’entre deux tours de la dernière présidentielle (qui l’a laissé groggy) et son score peu reluisant au second? Certains en appelaient déjà à l’époque, à la troisième génération des Le Pen pour assurer la succession!

De son côté, Emmanuel Macron, assène les coups avec la même violence lorsqu’il évoque le « bilan catastrophique sur le plan à la fois européen et national » des « Marinistes ». Enfin ce qu’il en reste à Bruxelles car beaucoup d’entre eux ont déserté les rangs du Rassemblement sans toutefois rendre leur mandat. N’est-ce pas, entre autres, Florian Philippot ? Eprouvons néanmoins quelque pitié charitable, ces allers-retours vers Bruxelles et Strasbourg vont lui être épargnés d’ici à quelques semaines.

On ne peut pas reprocher au locataire de l’Elysée de se planquer et de ne pas mouiller la chemise, comme son Premier ministre, pour réussir son pari risqué mais courageux de monter au front à la tête de ses troupes dont la « généralissime » est quelque peu désarçonnée! En fait-il de trop ? La réponse ne tardera plus.

Et Marine Le Pen, est…assez drôle de son côté avec ses leçons répétées de gaullisme et lorsqu’elle surjoue l’épopée qui n’a rien de napoléonienne de l’armée des populistes au côté du chef d’escadron Mattéo Salvini et Steve Bannon, comme mentor venu des States. Un bel équipage qui vient de perdre en route l’un de ses chevaux de poids, le vice-chancelier d’extrême droite de l’Autriche, contraint à la démission pour cause de compromission en lien avec la Russie. Une vidéo là encore mortelle.

Un dernier détail factuel: aucun président français, depuis trente-cinq ans, n’a gagné les Européennes. A l’exception notable toutefois de Nicolas Sarkozy. Ce qui n’avait pas empêché ce dernier de quitter l’Elysée trois ans plus tard! Certains l’oublient avec une réelle gourmandise…

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