Le « roi de France » a échappé au bûcher à Rouen et conservé « actuelles » ses Valeurs!

Souvent caricaturé, vilipendé, calomnié, honni par une partie de son bon peuple. Mais tellement attendu comme le messie (pas le footballeur) le roi de France, alias Emmanuel Macron. « C’est vous que l’on attendait, pas vos ministres » s’est-il vu reprocher par l’une des habitantes de Rouen. « Mais c’est trop tard », ajouta une autre, remontée comme la pendule du Gros Horloge proche de l’Hôtel de ville où il a fait une halte (promise). Avant de rejoindre le bassin de Honfleur, où il aime à se reposer (si l’on peut dire) le temps du week-end de la Toussaint, avant, peut-être sur la route du retour vers son château de Versailles, une pause à Sainte-Adresse, un autre de ses passages obligés pendant ces fêtes, baptisées bêtement en vacances d’automne!

Le chef de l’Etat s’est plu pendant ces trois heures passées à Rouen, ville traumatisée par la catastrophe de Lubrizol, à complimenter et rendre hommage au sang-froid des services de l’Etat et à tenter de guérir les écrouelles en écoutant calmement la colère de ses sujets. Très remontés pour un certain nombre d’entre eux se considérant comme avoir été abandonnés par l’Etat. Ce qui est faux. « Je sais le choc que vous avez ressenti », a-t-il répondu aux angoissants questionnements de ses procureurs.

Aux quolibets essuyés lors de son arrivée à la maison commune relayés très probablement par les Gilets jaunes dans une des villes les plus secouées par la crise de l’automne-hiver dernier, s’est suivie une longue déambulation dans les rues piétonnes. Pas très loin du bûcher où une certaine Jeanne d’Arc fut brûlée vive par nos amis anglais. Même s’il échappa au feu, le climat fut néanmoins parfois brûlant.

Patient, le chef de l’Etat, qui une nouvelle fois, n’a pas fuit le débat souvent impossible, a essayé de répondre à la légitime angoisse de nombreux Rouennais. Lors d’une longue séquence digne hélas!de la société de spectacle avec des interlocuteurs venus, pour un certain nombre d’entre eux, « se payer du Macron ».

Comme les politiques et commentateurs (pas tous) qui « en même temps » se sont déchaînés depuis 24 heures sur son entretien avec l’hebdomadaire de la droite très conservatrice, « Valeurs actuelles ». Un véritable crime de lèse-majesté pour un monarque républicain, provocateur en ces temps de laïcité mal placée, pour oser parler immigration dans un journal « Valeurs poubelle » pour reprendre l’expression de la tête de liste communiste aux dernières élections européennes. Qui, comme beaucoup, ne s’était pas ému de l’interview accordée par le même à Médiapart où bien encore les longues pages accordées à Alexis Corbière, député de France insoumise, toujours par ce même journal. Une pudeur de gazelle, très probablement!

Jusqu’à preuve du contraire, les lecteurs du magazine de la droite extrême ne sont pas tous des affreux nazillons ou nazis en devenir…Cela ne doit pas nous empêcher de penser que notre « roi de France » n’est pas rancunier avec des sujets à la pointe de l’armée des « sans culotte » jaunes de l’hiver dernier. Un combat en commun avec plusieurs des signatures du Figaro, étonnamment en première ligne pour supporter l’insurrection dans les rues de Paris et de nos belles provinces. Une motivation liée à leur haine commune du…Macron!

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